jeudi 21 novembre 2013

Des vagabonds phosphorescents

Ils Étaient là, dans la pénombre, il faisait presque nuit à vrai dire. À chaque minute, le ciel perdait très distinctement un gros bout de clarté.
Mais, évidemment, ils s’en moquaient, puisqu'ils étaient là, et que leur cas allait tout régler. Hé oui ! Tout. Même les séismes, même les tornades, même la maladie, le chagrin, la mort. Même le bonheur.
Ils allaient régler leur compte à un bon nombre d’idées, de concepts, d’actions, de situations, d’émotions. Ils allaient régler son compte à l’Univers.

Ils Étaient là, dans la pénombre. Il suffisait d’un rien, une brise, un souffle, un quai, une lueur de plus.

Ils Étaient là, dans la pénombre.

Puis la nuit noire.
Le comble.
Rien de rien.

Tout était devenu noir, d’un coup. Le ciel avait fini de perdre des bouts de clarté.

Un vélo passa au loin, avec seulement la lumière de derrière allumée. Ils le haïrent, sans savoir pourquoi. Peut-être parce qu’il y eut un rien, une brise, un souffle, un quai, une lueur de plus. Ils le haïrent et il le comprit, mais évidemment, il était trop tard.

Les vagabonds phosphorescent attrapèrent le cycliste, le rouèrent de coups, se jetèrent sur sa peau, sur sa peur, sur ses os, sur ses mots, ses pensées, ses lueurs. Ils le rouèrent de coups et le laissèrent là.

Puis, ils réfléchirent.

Les vagabonds phosphorescents avaient aperçu une différence dans son sang. Dans le sang du cycliste. Il y avait comme un bruit dans ses globules, qui leur criait : « Debout ! Debout, mes globules ! ». Ce sang parlait. Ce sang était vivant.
Mais ils explosèrent.

Mais ils explosèrent, et irradièrent tout.

Tant pis pour le sang de l’enfant multicolore. Ils réglèrent leur compte aux séismes, aux tornades. Ils réglèrent son compte à la maladie, au chagrin, à la mort.
Ils réglèrent son compte au bonheur.

Ils réglèrent son compte à l’Univers. Au Tout, au Chacun, au Jamais, au Toujours, au Juré qu’on leur avait crachés.

Ils rendirent l’Univers phosphorescent.

Puis, les vagabonds s’en allèrent, un par un, molécule par molécule.


Ils avaient réglé son compte au Néant, en le laissant pour seule puissance dans la Lumière.

vendredi 25 octobre 2013

Vanité à la fleur de sakura.

Une petite folie.



Les sakura sont les cerisiers japonais ornementaux ; leurs fleurs sont, dans la culture japonaise, l’allégorie de la vie des samouraïs, courte mais belle.

C’est cette fleur que j’ai choisie pour représenter la vie de façon générale, qui ne dure pas éternellement mais se dresse fièrement dans un étalement de pétales purs mais fragiles.
Cette fleur est poétique, dans toute sa splendeur et sa non-éternité ; c’est d’ailleurs la fleur en laquelle se réincarneraient les sages et les soldats.

C’est une fleur preinte de respectabilité.

C’est une fleur belle, tout simplement. Mais « il n’y a pas de beauté sans un peu d’étrangéité », a dit Edgar Allan Poe. Comme cette fleur, la vie est étrange : elle est emplie de splendeur mais a aussi son côté sombre. La vie est belle à cause de sa fin subite et du néant qui suit.

Même si la fleur est ici honorée puisque conservée dans un vase violet clair donc gai, elle s’éteindra.
Quoi que quelqu’un fasse de sa vie, il fera comme la fleur de sakura, même les sages et les soldats ; oui même ceux-là qu’on voit fêter je ne sais quoi à longueur de journée, même ceux-là qui se battent inlassablement pour qu’on les voie ; même les plus grandes splendeurs de ce monde ; rien n’échappe à l’érosion que le temps s’amuse à reproduire avec brio.

Les jeux sont faits, d’où l’échiquier sans pions qui enfermera la fleur ; échec et mat, du Persan šāh māt, « le roi est sans défense »… la reine aussi.

La fleur qu’on voyait et qu’on contemplait sombrera avec le reste dans l’abîme de la mort puisque les jeux sont faits.

Mais le couvercle n’est pas encore fermé !

Il reste tant à vivre avant de s’éclipser.

dimanche 29 septembre 2013

Je n'ai pas encore dit mon dernier vers.

Puis-je replonger ainsi dans un rêve âcre ?

Comment se souvient-il qu’il l’a oubliée ?

Elle revient parfois.

Elle danse, seule, au milieu de ses rêves. Et le parfum ; le parfum qu’elle laisse, il s’en souvient. Çà ! Quel parfum ! Et sa façon de marcher dans son songe.

Et quarante-deux et cent et mille autres détails qui lui reviennent, comme ça, sans contrat. Une main, tenue sans contrat aussi. Entre eux, pas de mots sur ça, ils le savent, ils savent qu’ils … quel est le verbe, déjà ? Il l’a oublié, aussi. Ça devait commencer par un « a ». Appartenir, peut-être. Peut-être savaient-ils qu’ils s’appartenaient. Mais c’était beaucoup plus que... ça.

Ils Étaient, ils Vibraient, mais silencieusement. Il s’appuyait sur un de ces horribles poteaux de bois peints en jaune, plein des étreintes de plein d'hommes et plein de femmes ; et donc il s’appuyait et il continuait la longue liste des étreintes que ce vieux confident avait vues et senties. Et elle s’appuyait sur lui. Mais pas de contrat ! Pas de mots ! « Nous ne nous parlerons pas », pensait-il, « nous vibrerons naturellement ». Oh, ils ne l’ont pas fait souvent. Pas assez souvent pour qu’on ait pu les voir. Ça n’a pas duré longtemps. « A »… c’est quoi ce verbe, déjà ?

Je crois qu’il l’a vraiment oublié. Mais comment a-t-il pu ? Il le savait. Tant pis, il s’en souviendra une autre fois, là il est si plongé dans ses souvenirs âcres qu’il en est incapable.

Il voit flou, il titube, il veut tomber, il veut disparaître, il en a marre, trois ans de vie détruits en trois semaines !

Amitié ? Amour ? Appartenance ? Quel est ce mot ?

Il en veut à la Terre, à la Galaxie, aux supernovæ qui explosent à des milliards de parsecs de là et qu’il ne voit même pas ; il s’en veut ; il lui en veut, à elle, elle qui s’écarta, elle qui lui asséna des mois de colère de ses phalanges dans la joue ; joue qui retentit encore, avec ce sifflement tenace, ça retentit depuis une semaine déjà. Une semaine ? Euh… il l’a oublié aussi.

Quand on oublie, on oublie tout, normalement. On peut choisir de tout oublier. Mais pas qu’on a oublié. Et se souvenir qu’on a oublié, ça peut rendre… euh… bizarre.

Que se passait-il ? Que se passe-t-il ? Que raconté-je ? Il ne comprend plus rien, il veut tomber et disparaître aux yeux du monde, le blizzard lui assène encore ce satané sifflement qui souffle sur ses songes silencieux.

« Puis-je oublier que mon présent est mieux qu’il y a un an, puis-je oublier ça quelques minutes, juste pour le plaisir de replonger dans mes affreuses interrogations passées ? Puis-je ?


Puis-je replonger ainsi dans un rêve âcre ? »

Qui est-il ?

jeudi 29 août 2013

Un Phénix meurt noyé

Phénix ! Immortel !
Oiseau de feu !
Le plus pieux
Et le plus démentiel !

Oiseau de feu vêtu,
Oiseau comment fais-tu ?
On s'en fout, et pour ceux que ça choque,
Je rectifie : l'on s'en moque !
Car triche celui qui vit pour toujours !
L'oiseau de plumes chastes et de velours
Combat la Faucheuse, alias Roi des Ombres...
Et pense normal que jamais Phénix ne sombre !

Et s'il mourait noyé ?

Un Phénix meurt noyé ;
Dans la main de Neptune !
Cette étreinte glacée
Est pour lui infortune.

Un Phénix meurt noyé ;
Phénix, oiseau grotesque,
Ne revivras jamais ;
Tes plumes (vastes fresques),
Toi qui défia Nature,
Enfin vont redescendre :
Vite aux Enfers, impures !
Nature vient les fendre.

Un Phénix meurt noyé
Mais en est inconscient.
Inconscient du danger,
Il n'est plus omniscient.
Il ne fut préparé
À rien de terrifiant,
Rien qui eût cet aspect :
Il croit qu'il est vivant !
Mais a déjà sombré.

mercredi 21 août 2013

Haïkus et danse pensive.

Les mots virevoltent
Les haïkus sont délicieux
Ils sont si magiques


Un puissant loup blanc
Détaille nos sentiments
Les éclaircifie



Un puissant loup blanc
Détaille nos sentiments
Les éclairs s'y fient

L'univers est là
Et il nous attend peut-être
Il est si immense

Nous nous touchons juste
Nos empreintes digitales
Établissent un lien

/

Nous nous touchons juste
Nos ans preints de digital
Établissent un lien


À quoi tu penses
Quand tu tournoies ?
À tes démences
Tout contre moi ?
Tes yeux de ciel
(à s'y noyer)
Montrent un émoi
(laisser-aller)
Je te rappelle
Toute en mes bras
Je te murmure
Un doux silence
Ce geste pur
Te dit tout bas :
"À quoi tu penses ?
Dis-moi à quoi,
Pendant que danse
Ta main sur moi."

mercredi 14 août 2013

Vœu.

J’ai un vœu. Laisser un message, une petite trace de mes volontés, une petite trace de mes espoirs, une petite trace de mes souhaits. Laisser une lettre à l’humanité. Une petite trace de mon passage sur cette planète destinée à être foulée du pied par des tonnes d’humains après moi.
Et ce, oui, même si on est sept milliards et cent cinquante millions d’Homo sapiens sapiens sur cette planète à l’heure où je vous parle ; et même si on sera certainement huit, puis neuf, puis dix, puis onze milliards dans plusieurs décennies ; même si, alors, personne n’aura sûrement cure d’un adolescent de quinze ans et surtout de sa lettre écrite « dans les années 2010, peut-être en 2013, on ne sait pas trop, et de toute façon ce n’est pas important. »


Et j’ai des questions à poser à propos du futur.

Dans mille, dans deux mille, dans dix mille ans, qui se souciera de ce qu’était l’humanité il y a des lustres ?

Qui tiendra compte de notre culture actuelle ?

Qui se souviendra de Michael Jackson, de Ray Charles, de Queen, d’AC/DC, des Beatles, de Bob Marley, de Jean-Jacques Goldman, de Serge Gainsbourg, de Vivaldi, de Beethoven ? Qui aura encore en tête Thriller, I’ve got a woman, I want to break free, Highway to Hell, Yellow Submarine, I wanna love you, Envole-moi, La chanson de Prévert, L’été, La Cinquième Symphonie ?

Qui aura encore chez lui un exemplaire d’Harry Potter, de Vingt mille lieues sous les mers, de Roméo et Juliette ? Un recueil de poésies d’Arthur Rimbaud, de Victor Hugo, de Charles Baudelaire ? Qui aura encore chez lui les Illuminations, les Contemplations, les Fleurs du mal ?

Qui se souviendra du robot Curiosity, du petit pas de Neil Armstrong sur la Lune, du satellite Spoutnik, de Youri Gagarine, de la chienne Leïla ?

Qui se souviendra des gens qui ont fait les bases d’un bon nombre de choses de notre société ? Qui aura encore en tête les noms d’Alexander Graham, de Steve Jobs, d’Isaac Newton, de Charles Babbage, d’Alessandro Volta, de Léonard de Vinci, et de centaines d’autres qui ont tous apporté leur contribution révolutionnaire à l’humanité ?

Qui comprendra notre désir de coloniser d’autres planètes, lorsqu’on trouvera presque blasant d’aller visiter Alpha du Centaure en navette superluminique ?

Qui se souviendra des erreurs commises par l’humanité durant des siècles ? Les guerres, les génocides, le communisme et le nationalisme abusifs, les massacres, les attentats ? Qui se souviendra des batailles pour acquérir la liberté ? De la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, de la Déclaration d’Indépendance ? Fêtera-t-on encore l’Independance Day, ou l’anniversaire de la prise de la Bastille ? Qui se souviendra des tyrans, d’Hitler, de Staline, de Louis XIV ? Qui se souviendra des combattants, des résistants, de Rouget de Lisle ? Y aura-t-il encore des guerres ?

Oh, je ne perds pas espoir. En 2013 encore, on se souvient du Christ, la Bible a encore une certaine valeur, et pourtant Jésus et le livre sacré des chrétiens ont plus de deux mille ans. La poésie ancienne se lit encore, et la musique classique s’écoute toujours, et le partage fait que toutes ces traces de notre passé subsistent encore. Mais dans dix mille ans ? On n’aura sûrement encore qu’une vague connaissance de notre passé.

Comment l’ex-centrale de Tchernobyl sera-t-elle gérée ? Qui pensera encore à sauver des espèces en voie de disparition ? ; aura-t-on encore besoin de ces espèces, et donc s’en souciera-t-on encore ? Et les arbres : respectera-t-on les forêts ? Et les matériaux rares : les prendra-t-on sur des astéroïdes ?

Comment voyagera-t-on ? Polluera-t-on moins ? Y aura-t-il plus de vélos, plus de véhicules en commun, plus de voitures électriques ?

Comment s’informera-t-on ? Qu’écoutera-t-on ? Que regardera-t-on ? À quoi jouera-t-on ? Que lira-t-on ? Qu’imaginera-t-on ? Que voudra-t-on avoir ? Que voudra-t-on devenir ? Comment aimera-t-on ?

Comment vivra-t-on, tout simplement ?


Oh, je ne serai pas là pour en juger.
J’aurai déjà eu tout le loisir de bouffer les pissenlits par la racine, et je ferais mieux de vivre ma vie tranquille dans le XXIème siècle plutôt que de m’intéresser aux siècles suivants.
Mais j’espère que notre savoir ne se perdra pas ; j’ose espérer que tous les futurs Homo sapiens porteront encore bien leur nom : « l’homme qui sait ».

Enfin je n'en sais rien.

samedi 3 août 2013

Phases.


Quoi que les gens fassent,
quoi que les gens montrent,
ils sont comme la Lune.

Peu importe la phase de la Lune, peu importent ses conséquences (loups-garous, énervements), la Lune reste toujours cet astre territoire d'imagination et territoire de spéculations scientifiques et poétiques.

La Lune tournera toujours autour de la Terre, quoi que le Soleil daigne en montrer, quoi que la Lune elle-même daigne montrer d'elle.

La Lune sera toujours une sphère rocheuse gravitant autour de notre planète. Sa face cachée restera toujours cachée, sauf pour ceux qui oseraient violer son intimité.

La Lune sera toujours rebelle, elle conduira toujours ses armées-marées.

Elle sera toujours belle.

Qu'elle montre sa plénitude ou un maigre croissant, elle sera toujours aussi pleine à l'intérieur que d'habitude.
Seule son apparence aura changé.
L'apparence ne compte pas tant que ça.

L'apparence attire ; ce qui se situe à l'intérieur fait rester ou fait fuir.

Heureusement parfois,
malheureusement parfois,
nous resterons le même, et ce, toute notre vie. Ou presque... si tant est qu'on change d'orbite. Car, tant qu'on reste en gravitation autour des mêmes choses, nous restons le même, nous influençons toujours autant ces choses et elles nous influencent toujours autant en retour.

Peu importe la phase, donc.
Enfin je n'en sais rien.

Lunatiquement,
Le personnage lambda.

jeudi 1 août 2013

Promesse et plaintes.

De : Lambda
À : n'importe qui

"Je te promets de n'pas l'aimer".

Ça sonne putain de faux. Comme si on pouvait promettre une chose pareille ! Comme si on pouvait prévoir à l'avance que notre cœur évitera d'aimer telle personne ? C'est impossible.

Et pourtant, je l'ai promis. Certes, un peu à la va-vite, mais enfin ça tient lieu de promesse tout de même ! Et si je ne tenais pas parole, cela vaudrait-il ?

Enfin, ce n'est pas non plus la promesse de ma vie, ça ne va pas me poursuivre indéfiniment, et puis je n'ai pas un âge très avancé non plus !


J'ai lancé cette promesse au détour d'un couloir d'un château dont je ne me rappelle plus tellement le nom, un château assez froid, qui incitait aux promesses, qui incitait à promettre tout un tas de trucs plus solennels les uns que les autres, enfin vous voyez l'ambiance, quoi ?

Comme si tout un tas de pixels devenaient morts, hop, d'un coup.
Des possibilités évincées.

Je lance tous ces mots au hasard, un peu hétéroclitement, en bazar, en souk, en fouillis, parce que d'un coup c'est aussi fouillis que ça dans ma tête.
Hé, l'année prochaine, si je tombais amoureux d'elle dans ces mêmes couloirs qui ont vu ma promesse ?
D'une ironie mordante !

Tiens, elle, j'aurais évidemment dû et pu la câliner bien avant, ou alors ne pas le faire du tout, puis un autre a commencé à la faire rire et je me suis précipité et je suis passé pour le bouffon du seigneur de ce même château.

Hé ! Stop ! Mais je n'ai que quinze ans ! Au diable mes plaintes ! Quinze ans ! Vivez, quand vous avez quinze ans. Et même après, même à seize ans et à dix-sept. Haut les cœurs ! On a encore tant d'histoires à vivre ! Quinze ans ! Que signifient mes plaintes !

Ah, cette envie de se plaindre ! Mais que nos plaintes sonnent faux ! Un patchwork inextricable de kaléidoscopes déformerait moins bien la vérité.

En tout cas, j'ai le droit d'aimer qui je veux.
Ainsi, je te promets de ne pas l'aimer, jusqu'à nouvel ordre.

Volontairement,
Le personnage lambda.
Enfin je n'en sais rien.

lundi 29 juillet 2013

Subjectivité.

Quand mon chat Kappa et moi parlons d'amour.

- Suis-je amoureux, Kappa ?
- Mh ? Et puis, c'est quoi l'amour ?
- Ce qu'on veut en croire.
- C'est subjectif.
- Ce qui est logique, puisqu'on définit soi-même l'amour qu'on vit, d'après ce qu'il nous fait vivre !
- Puisque chaque relation amoureuse est unique ?
- Pas forcément unique (nous sommes 7 milliards sur cette planète, donc deux personnes vivent forcément des choses similaires).
- Je saisis, un peu, je crois.
- Dis ?
- L'amour, chacun le vit comme il le veut, et donc chacun se fait seul maître de la définition de sa relation.
- Tu saisis bien ! Même si certains ne se cassent pas la tête et copient plus ou moins ce qu'ils voient autour d'eux, dans les chansons, dans les films, ...
- ... ou dans des conversations comme celle-ci.
- Ils n'ont pas grand chose à en tirer.
- Mais ils le peuvent ; et pouvoir leur suffit, même s'ils n'ont pas de pouvoir à proprement parler ...
- ... à part le pouvoir de choisir leur définition de l'amour.
- Oui !, revenons à nos amoureux.
- Qui ne sont aucunement des moutons de Panurge, comme tu le prétends sûrement ...
- ... puisqu'ils ne suivent pas, et ne peuvent pas suivre, tout un schéma préétabli ...
- ... car il n'y en a pas ! Il n'y a que des grandes lignes, qu'on suit malgré soi.
- Dont les baisers, les câlins, puis, plus tard, faire l'amour et puis s'unir.
- Actions que chacun, là encore, interprète et définit et fait comme il l'entend.
- La logique humaine est suspecte.
- Elle ne l'est pas ! Tu dis ça puisque tu es un chat.
- Je ne suis pas un simple chat ! J'ai, moi aussi, des sentiments.
- Certes, mais comment appellerais-tu ces sentiments ? Comment les définirais-tu ?
- Aucune idée. Mais toi, alors, comment définirais-tu l'amour ?
- Je pense qu'il se vit plus qu'il ne se définit. Tel que l'amitié, qui, même si elle se vit différemment, se vit également plus qu'elle ne se définit
- C'est beau ce que tu dis.
- Sans prétention aucune, je pense avoir bien conclu notre discussion ...
- ... à laquelle il reste néanmoins quelques éléments à ajouter.
- Puisque rien n'est jamais fini.
- Ni éternellement figé.
- Même que vous, lecteur, vous pouvez donner votre avis sur la question. Tout le monde le peut.
- Certes.

mardi 9 juillet 2013

Langues.

Une langue. Quoi de plus banal ? Français, Anglais, Espagnol, Latin, Italien, langue des signes, espéranto, et j'en passe, bien sûr.

La langue, c'est le moyen de donner ses idées ; qu'elles soient vraies ou fausses, retentissantes, vides, erronées, faillibles, sentimentales, purement subjectives, futiles, clinquantes, pour rire, les idées sont toutes exprimées par n'importe quelle langue que ce soit.

La langue est aussi l'organe permettant de s'exprimer dans une langue ; mais qu'on utilise du papier, un écran ou sa langue pour communiquer, ça revient au même (à cette différence près qu'avec sa langue, on peut jouer avec les intonations).

La langue permet aussi d'exprimer des émotions, des sentiments, des sensations, des ressentis ; son expérience, un voyage, une absence, une excuse, un alibi ; elle est variée, elle est emplie de vocabulaire simple, compliqué ou usuellement banal, elle est complète, généralement complexe, mais forte et elle a son histoire.

Ma langue préférée est le Français ; certes, ce n'est pas original, quoique j'aurais pu préférer l'Anglais, mais soyons patriotes, voulez-vous ?
Tant de vécu, tant d'ajouts au fil des ans, tant d'accents, elle est variée, c'est un patchwork ; que dis-je ?, un ensemble de mots délicieusement ajustés.


On apprend des langues étrangères pour communiquer ses idées à un plus large public, pour augmenter le nombre de ses auditeurs, lecteurs ou spectateurs.

Le travail d'un traducteur est d'adapter un livre dans une ou plusieurs langues pour transmettre l'ouvrage et les idées qu'il contient à un nombre plus important de personnes ; mais le traducteur doit savoir retranscrire avec la plus grande exactitude les pensées de l'auteur, pour ne pas déformer, atténuer ou exagérer ce que l'auteur a voulu dire au départ.


Une langue peut tant exprimer !, tant faire, et tant défaire aussi, et tant raconter, tant adoucir, tant consoler, tant apprendre, tant observer, tant évoluer, tant dominer.

Cependant, une langue n'est pas forcément sonore ou visuelle ; elle peut être tactile. Les gestes sont la meilleure chose au monde ; les câlins, les caresses, les étreintes, les danses, expriment bien plus que des idées de sentiments ou de sensations : ils sont ces idées.

Là, le couple, sans mots, s'exprime. Il se câline, il danse un peu. Il exprime tout par les gestes, et par des langues silencieuses : les mains.

Sinon, non content de vouloir connaître toutes les langues, je souhaite en inventer une.
Inventer une langue ! Oui ! Pour être le seul à comprendre ce que j'écris. Ça donne un sentiment de puissance, un peu.

Et pour vous, quelle est la meilleure des langues ? Quelle est celle qui exprime au mieux chaque pensée ?

dimanche 7 juillet 2013

Poursuite.

Le ciel était dégagé, clair, pur, mais la chaleur pesante. Les murs des bâtiments alentour, sales, usés par le temps, usés par la pluie, usés par les gens, étaient d'une couleur reflétant leur âge, ils étaient d'un jaune pourri, d'un jaune constellé de traces noires et lourdes à regarder, et lourdes de vécu, et lourdes de passé.

Dans la rue, pareillement délavée, cassée, frottée par les années, j'entendais des pas, qui résonnaient, tintaient gravement sur le bitume.

La ville était plongée dans une léthargie somnolente, un oubli passager du temps ; tout semblait oublié par les secondes.

Les pas se rapprochaient rapidement mais doucement, si bien qu'on eût dit que les passants, pourtant seuls, voulaient ne pas être repérés. Puis ils me virent. Ils n'étaient plus seuls. Ils m'avaient trouvé.

Ils m'avaient trouvé.
Il me regardaient avec de la haine, cette haine profonde qui rivalisait de laideur avec les murs des bâtiments.
Et, soudain, paniqué, mes pas aussi se mirent à résonner sur le sol dur. La chaleur était physiquement et mentalement poisseuse, mais j'avançai.

Ils m'en voulaient.
La première fois, ils n'étaient que deux. Là, ils étaient trois. Ils ne m'avaient pas eu, et ils avaient donc augmenté leur effectif.
Là, j'eus peur de ne pas m'en sortir. Mais un petit espoir m'animait, m'allumait, me stimulait encore ; l'espoir qu'on a quand même lorsqu'on pense que tout est fini.

Je m'engouffrai subitement dans un bâtiment. Les murs étaient couverts de graffitis, usés eux aussi, et le couloir que j'empruntai était jonché de déchets puants. Mais je ne tint compte ni des dessins immondes sur les murs immondes, ni des odeurs immondes sur le sol immonde. J'avais peur, j'avançais.

Et j'arrivai au bout du couloir, et je débarquai dans la rue d'à côté. Ma traversée du couloir avait semblé durer des dizaines de minutes. Le soleil m'éblouit ; je me couvris les yeux, avant de me rappeler mes poursuivants anonymes et sans raison.
Je courus de plus belle, encore et encore, jusqu'à perdre haleine. Puis je bifurquai à droite.

Je croyais ne plus pouvoir courir, les poumons vides, la gorge sèche, le visage piqué par la poussière omniprésente qui salissait les rues,
quand,
enfin,
je la trouvai.
L'entrée.
L'entrée du parc. Un parc qui contrastait assez violemment avec les rues sèches, avec l'atmosphère tendue qui régnait dans la ville ; un parc luxuriant, moderne, calme, frais.
Ma porte de sortie.
Je fonçai tête baissée jusqu'à cette salvatrice issue, et enfin, j'atteins le parc. Et la grenade m'atteint...
mais elle m'atteint trop tard.
Encore une fois, j'aurai survécu.

samedi 29 juin 2013

Déclaration de non-amour.

Je ne suis pas amoureux.

Certes, un personnage, pour satisfaire pleinement le lecteur, et pour ajouter du sentiment, pour ajouter de l'humain à l'histoire, doit tomber amoureux, et le rester, et surtout vivre une grande histoire d'amour avec celle, ou celui, qu'il considère désormais comme l’Élu de son cœur.

Il doit aussi, pour que ça ne semble pas trop beau, et pour que ça reste un peu réaliste quand même, faire en sorte que cette histoire soit un peu compliquée.
Il doit aimer, certes, avec passion, mais il doit douter de cet amour ; il doit se demander si les implications de ses sentiments ne vont pas affecter la vie qu'il mène avec ses amis. Il doit souvent s'interroger, retourner la question sous tous ses angles, pour enfin déduire que tout cela ne risque pas de détruire son "moi actuel".
Le personnage amoureux a ensuite pour mission de croire qu'il est amoureux d'un autre, ou d'une autre, et de douter encore (le doute est important) de cet amour nouveau.

Le personnage doit, s'il veut plaire, s'il ne veut pas ennuyer, utiliser les mots les plus mélodramatiques pour souligner à quel point se situe son désespoir de ne pas pouvoir être tout le temps avec sa belle (ou son beau).
Mais il doit aussi ne pas trop déprimer, et alors chanter les louanges de cet amour toujours renouvelé par l'espoir de revoir l’Élu, l'Unique, et aussi par le sentiment de complétude éprouvé avec cette personne irremplaçable.
Il doit, également, dire à tous, clamer sur tous les toits, ô combien il est plaisant de se trouver en compagnie de l'Indispensable.

Enfin, pour que l'illusion soit parfaite, il doit être amoureux.

Je ne suis pas amoureux.
Cependant, j'âme.

Sentimentalement,
Le personnage lambda.

mercredi 26 juin 2013

Applaudissements.

Rythmes réguliers, sonorités répétées, qui coulissent admirablement.

Applaudissements frénétiques.
Son violon à la main,
le musicien
joue avec les notes les plus folles.

Applaudissements cadencés.
Ma tête emplie de ce son, je souris et j'écris.

Applaudissements légers.
La mélodie se fait plus douce
presqu'éteinte
un peu triste.

Applaudissements de fin.
Puis,
contre toute attente,
la musique reprend,
plus vite, plus vive,
ensoleillée.

Applaudissements admiratifs.
Puis
c'est vraiment la fin,
d'un coup, un seul,
subitement,
inopinée.

Applaudissements silencieux.

sous l'influence de notre ami le violon de David Garrett jouant Bach,

samedi 15 juin 2013

Mon moi passé

Parfois, je croise mon moi passé.
Il est bizarre. Je pense qu'il pense aussi que je suis bizarre.

Parfois, je relis des messages, je relis des poèmes, des mots ; je revis des étreintes, je revis des regards, des piques, des disputes, des rires, des pleurs.

Et mon moi passé est bien différent de mon moi présent. Déjà, ses amis ont changé. Ses habitudes ont évolué. Sa mentalité a évolué. Et puis, même s'il aimait profondément écrire, comme mon moi actuel, ce n'était pas la même chose, les mêmes évènements, qui l'animaient.

J'ai l'impression qu'avant, j'avais besoin d'amour (besoin qui, du haut de mes quinze ans, est purement futile, qu'on se le dise). Mais là j'ai surtout besoin d'amitié ; besoin comblé, soit dit en passant : je suis dans un bon groupe d'amis et, malgré quelques engueulades par-ci par-là, quelques incompréhensions aussi, on a une belle histoire.

Certains sont partis, d'autres se sont ajoutés, des liens ont changé, des liens se sont créés, renouvelés, transformés ; d'autres liens ont complètement disparus, je n'en regrette rien.

Je suis heureux.
Je me pose toujours autant de questions fatalistes, mais j'ai vraiment l'impression d'être moins oppressé par ce qui m'entoure, d'être beaucoup plus décontracté (oh, la belle vie ; sans amour, sans soucis ). Et puis mes questions sont quand même beaucoup plus philosophiquement fatalistes que oppressemment fatalistes, ce qui est un plus.

Et puis mes goûts musicaux ont changé, aussi ! Certes, je suis toujours aussi fan de Jean-Jacques Goldman et de Jason Mraz, cependant je me suis mis à réfléchir sur leurs textes, et j'écoute aussi Fauve, du classique, etc., je ne vais pas tout énumérer non plus, mais je vois bien que j'ai changé.

Parfois je croise mon moi passé et je me demande si j'étais vraiment heureux. Je suppose, mais je suppose également que si j'étais d'un coup téléporté dans le passé, je voudrais à tout prix revenir dans le présent ! Il n'y a plus que le présent qui compte, dorénavant. Et un peu le futur aussi.

En tout cas, j'ai bien changé, et ce n'est pas fini ; j'ai du temps devant moi : je n'ai que quinze ans !

vendredi 14 juin 2013

Oscillons.

J'aime osciller.
Aligner un pas après l'autre sur un fil tendu entre deux imaginaires. Sur un fil tendu entre deux trottoirs, entre deux miroirs, deux arts.

Les trottoirs que je crée sont si frêles qu'ils ne sont que des fils de goudron, de béton ou d'asphalte ou que-sais-je encore ; des fils obéissants mais fragiles. Des cordelettes éphémères que je me trace oniriquement sous la semelle.

Les miroirs, eux, sont plus complexes. Leur capacité à réfléchir est fascinante, et le moindre grain de lumière les affole et les transforme. Et le moindre photon est un point de plus sur la curviligne ligne que je me suis faite.

Les arts, à présent, sont des outils. Ils créent, imaginent, fond abstraction, se rebellent, dessinent, crient, colorent, chuchotent. Chaque couleur et chaque son, chaque note, envole mon corps-esprit vers de nouveaux ailleurs (better, stronger). Ce sont des outils intelligents ; forts ; imbus d'eux-mêmes, certes, mais sans égaux.


Tout cela est bien oscillant.

Pourquoi osciller ? Parce que c'est excitant.

Osciller entre deux styles, osciller entre deux temps, deux désirs, deux lieux, voire trois, voire des centaines ; peut-être des milliers !

On découvre souvent quelque chose, quelqu'aspect, quelqu'odeur que l'on n'avait pas perçu(e) la dernière fois.

Alors on prend son temps. On flâne, on rêve, on s'endort tout en veillant à l'onirique façon de dépeindre ce que l'on admire...

Osciller permet au personnage de ne pas se sentir constant ; alors, c'est la fête. On visite les enfers froids et le paradis chaud, les cieux frais et les atomes glacés, tout en frissonnant, en transpirant, en suant de l'encre par les veines, pour écrire ce qui nous alerte. Et on aime.

Inconstamment,
Le personnage lambda.

samedi 8 juin 2013

Optimismes : espoir, hope, esperanza

Je le fais pour quelques personnes qui ne méritaient pas certaines choses. Si le message passe, tant mieux. S'il ne passe pas, je l'aurais quand même fait...

J'ai déjà fait un texte optimiste disant de se souvenir de l'avenir. Là, je vais parler de l'espoir. Vous connaissez ? Ce truc qu'on saisit pas forcément tout le temps, mais de l'espoir il y en a partout. De l'espoir il y en a dans chaque souffle, dans chaque respiration, dans chaque inspiration, expiration, dans chaque plainte, dans chaque râle de chaque dragon et de chaque démon qui sommeille en nous.

De l'espoir, il y en a dans chacun de nous, même dans ceux qui espèrent ne plus jamais avoir à espérer.
Et, même si on ne le voit pas, l'espoir est fou. On peut espérer mourir, bien sûr, mais on peut aussi espérer vivre et pas seulement survivre.

Espoir. Ce mot qui sonne comme un souffle, un nouveau souffle, et qui s'achève sur une tonalité complète, souveraine, reine et sereine.

Hope. Comme un saut, comme un bond, comme un éclair, comme un rayon. Comme un chant, de partisans, prêts à tout, pour vivre. Comme un cri doux, subtil, intelligent... rayonnant.

Esperanza. Comme une balade, comme une longue discussion. Comme un parfum qui se diffuse lentement, un parfum doux, un parfum clair, limpide, simple, sans artifices, sans maquillage. Une statue longue à construire mais légère et solide...

- Pourquoi n'abandonnes-tu pas ?
- Parce que... j'arrive encore à porter mon épée.
L'espoir, je veux en distribuer pour les personnes qui méritent d'être heureuses tout simplement au lieu de sourire tout en pleurant derrière.

Il ne faut pas en abuser ; c'est vrai ; il peut rendre naïf ; voire, inconscient.
Mais nous sommes faits d'espoirs. 

dimanche 2 juin 2013

Optimismes : se souvenir de l'avenir.


Se souvenir de l'avenir parce qu'à quinze ans j'ai encore la vie devant moi, et ce ne sont pas les broutilles de mon âge qui vont m'arrêter. Se souvenir de l'avenir parce que c'est normal qu'à mon âge je n'aie pas encore accompli de grandes choses.

Se souvenir de l'avenir même si on est sidérés par l'inactivité des hommes politiques, parce qu'on a quand même le pouvoir de faire changer les choses.

Se souvenir de l'avenir parce qu'on a encore tellement de choses à vivre ;
Se souvenir de l'avenir parce que la vie est faite de surprises.

Se souvenir de l'avenir en s'inspirant du passé pour ne pas refaire les mêmes erreurs, aussi minimes soient-elles.

Se souvenir de l'avenir parce que tout change continuellement,
Se souvenir de l'avenir parce qu'il ne doit pas être oublié sous prétexte que le passé est peu génial.

Se souvenir de l'avenir parce que même s'il se termine par la mort, on vit à chaque seconde.
Se souvenir de l'avenir sans vivre chaque jour comme le dernier.

Se souvenir de l'avenir parce qu'un jour on aura tout oublié, on aura oublié nos doutes et nos incertitudes, on aura oublié nos peur et nos erreurs, on aura tout oublié sauf nos espoirs.
Se souvenir de l'avenir en vivant quand même dans le présent...

Se souvenir de l'avenir enfin parce que rien n'est impossible.

samedi 1 juin 2013

Dieu lambda

Toute croyance ici développée n'est que celle du personnage lambda.
Cher humain,
Je dis que je ne le connais pas, mais au fond je le connais plutôt pas mal le Big Magnet. Au fond c’est un personnage comme moi et Moi et Kappa et Êta. Un personnage dans lequel on place les valeurs qui nous tiennent à cœur. Ron Weasley, Artemis Fowl, et cætera et cætera, eux aussi ce sont des dieux. On place en eux des choses qu’on veut croire fermement, la peur débile ou la tactique utile, la pensée multiple et tant encore.

Au fond, Dieu, il est pas mal. On dit qu'il a mené pas mal de guerres mais tout n’est qu’une question de perception ; et au fond j’ai raison, et pas qu’au fond ; pas qu’au fond car il n’a pas mené de guerre, les gens ont juste transformé les valeurs qu’ils avaient placées en leur personnage, c’est tout.

Tiens, Dieu, je voudrais savoir un truc, au fond ; oui parce que je te connais mais je connais pas toute ton histoire, je suis pas né il y a des millions d’années moi, j’ai rien vu, rien lu, rien entendu et surtout rien compris ; si ça se trouve tu voulais les dinosaures mais pas les humains non ? T’aurais fait les dinosaures à ton image, ça me semble drôle comme idée. Ou sinon les dinosaures c’était une bêtise et tu les as remplacés par les humains… enfin j’en sais rien, en même temps les humains c’est pas une grande réussite non plus.

Je te l’ai dit, au fond j’en sais fichtre rien, tout n’est qu’idées, que théorèmes, que théories, que si, que peut-être mais aussi tellement d’étreintes, de joie, d’amitié et de complétude. Alors peut-être que si mes théories étaient plus que des théorèmes ou que de simples idées, peut-être que j’en saurais un peu plus, mais voilà, je ne suis qu’humain et le savoir est infini.

Au fond, Dieu, il est comme ça, il n’en sait rien non plus, il a fait les humains comme ça, il s’en mord un peu les doigts mais il les aime quand même au fond de lui parce que c’est son œuvre et que malgré tous les efforts de l’univers, une œuvre a plein de défauts. 

Au fond Dieu c’est un débutant un peu, il est maladroit, d’abord il sait pas comment raisonner les humains, il a fait son Livre des morts pour les égyptiens, sa Torah son Coran sa Bible et cætera mais ça a pas suffit pour calmer les prétentions de certains humains qui ont tout "compris de travers", avec des guillemets – évidemment qu’ils n’ont pas tout compris de travers ; ils n’en ont juste pas cure. Alors même si Dieu est tout de même au-dessus d'un peu de papier, il veut encore tenter de convaincre les Hommes de pas faire trop de conneries en son nom ; ça marche plutôt moyen…

Alors au fond Dieu c’est un personnage un peu débutant mais qui a quand même pas mal de pouvoir ; quand t’es Dieu t’as quand même créé les fleurs, les animaux, la Beauté naturelle et cætera et cætera. Et c’est pas mal.

Donc au fond Dieu je le connais pas mal ce personnage.
Et certaines personnes sont pas futées non plus, aussi.

Divinement,
Le personnage lambda.

mercredi 29 mai 2013

Six haïkus nouveaux

Le grand cahier noir
Vécut sans qu'on y écrive
Des années durant.

Le papier blanchâtre
S'habille de couleurs ; fêtes ;
Les mots le transpercent.

Ton regard m'envole
Loin de ces incertitudes
Quoiqu'il m'en donne une.

La douceur s'invite
Une belle trêve éclate
Tout semble moins faux

L'étreinte est si belle
Et le moment doux si frêle
S'estompe déjà.

Un jour je dirai
Les univers que j'ai vus ;
Je te les peindrai.

dimanche 26 mai 2013

Peur de la mort (ft. Kappa)

- Hey, est-ce que ça vous fait peur, de mourir ?
- Oui ça nous fait peur, Kappa. Ça nous saisit. Quoique...
- Quoique quoi ?
- Tu peux pas comprendre, Kappa. La vie, c'est pas comme l'irréalité. C'est infini, mais plein de frustrations ; plein de temps qu'on aura cru saisir.
- "Du temps qu'on aura cru saisir", ça c'est dans la chanson Des vies, de Jean-Jacques Goldman.
- Oui, Kappa. Très belle chanson.
- On apprend beaucoup dans vos chansons. On apprend votre solitude, on apprend vos vies plates, vos craintes, mais aussi vos espoirs, vos chances et vos revanches.
- On apprend aussi beaucoup dans nos histoires. Sinon, je pense qu'on a peur de mourir, oui. Mais a-t-on peur de la mort ?
- Et puis c'est quoi, la mort ?






- C'est Beau, ce qu'il a dit.
- C'est Triste de mourir sans avoir assez brillé.
- Tu es déjà mort ?
- Non, Kappa. Ici on ne meurt qu'une fois.
- C'est peut-être pour ça que vous en avez peur.
- Certains n'en ont pas peur. Enfin je n'en sais rien.
- Si vous avez qu'une vie, vous avez sûrement l'impression qu'elle est trop courte, trop fragile.
- Toi, tu connais Fauve.
- Ouais. Hé mais attends, on a parlé de la peur de sa propre mort... mais celle des autres, alors ?
- Ah, celle des autres... celle qui saisit encore plus. Celle qui génère les regards gênés, celle dont on ne veut pas avertir tout le monde. Celle qui nous glace, un peu. Celle qui génère des étreintes, ou des incompréhensions.
- Parce qu'on peut ne pas comprendre la tristesse de quelqu'un qui a perdu un membre de sa famille ?
- La connerie humaine est un puits sans fond. Ouais, et puis y'a les "Bah alors ? Ça va pas ?" auxquels on a envie de répondre "Mais ta GUEULE ! Et me dis pas d'arrêter de m'énerver, putain !". Et voilà.
- Toi, t'as peur que quelqu'un que tu aimes meure ?
- Evidemment que j'ai peur ! J'ai jamais connu ça ; peur de l'inconnu. Mais aussi car je connais des gens qui ont vécu ça, et c'est suffisamment triste ! Mais après, on peut avoir peur de tout. Moi, j'ai surtout peur de mourir bêtement. Genre en me recevant une caisse sur la tête, dans la rue, parce que je regardais mon téléphone.
- Donc la mort fait peur.
- En partie. Surtout qu'on doit se jeter follement dans le peu de temps qui nous est imparti...
Ce temps qui file.
- Mais parfois, la peur de la séparation est plus forte que la peur de la mort.
- C'est bien vrai.
- Et la peur d'arrêter de penser, aussi.

vendredi 24 mai 2013

Images.

Quand une image est un poème.
Quand un geste saisi sur l'instant vaut mieux que des discours.
Quand les moindres recoins de ma tête sont décrits bien mieux que par de longues études.
Quand quelques pixels, un peu d'encre ou encore un souvenir onirique sont mieux que des mots ;
mieux que la joie d'avoir trouvé l'image
          que des mots
          que des cris
          , comme une chanson qui coule en notre esprit comme un jet de couleurs.

Quand les couleurs jouent avec nos yeux.
Quand tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté.

Peindre, photographier, dessiner, pour mieux fixer une réalité que l'on ne peut décrire.
Ecrire une irréalité que l'on ne veut pas fuir.
Et quand les deux s'unissent !
Quand le mot devient image, et l'image, mot.
L'union de deux magies.

"Appuyer la vie, la magie" ; appuyer un regard et moins de mots. Ou un geste. Un geste est une garantie directe, sans contrat, sans signature ; uniquement, et exclusivement, des gestes : des impressions de sentiments sur une peau différente de la nôtre ; une peau qu'on aime et qui aime nos gestes, et dont notre peau aime les gestes.
Une image, comme un regard et comme un geste, est une garantie directe d'un sentiment, peut-être éphémère mais juste. Comme ça.

Pour faire battre nos yeux
et nos lumières,
plus
g
  r
 a
   n
  d

lundi 20 mai 2013

Poème lambda.

Petits coups d’œil à droite, à gauche,
Il avance en croisant les doigts,
Regard lointain, mains dans les poches,
Il ne pense à rien de bien droit,

Il ne pense à rien de sain - à rien d'humain
Rien de réel - et rien de fade
Rien de sympa - et rien de fin.

Il se sert une limonade                         Puis il est là incognito !
Volée dans un faux bar                       Car l'histoire n'est pas nette,
Versée dans un faux vers                    Mais il faisait un peu chaud,
Et qu'il sirote sans vouloir                    Et ce n'était pas la fête :
Avoir l'air tout plein de mystères.         Il fallait un peu se distraire,
                                                            S'abandonner au rêve étrange Mon personnage a pu donc faire
un saut, un peu comme un ange.

Et il avance par à-coups,                   et il avance sans effort,
Imaginant, de ci, de là,                       imaginant la vie plus loin,
Un petit scénario pas fou                   toujours un peu en désaccord
Avec les gens qui pensaient là.           avec les gens qui n'aiment point.

Et il se meut sans avoir peur               et il sépare une idée noire
Des erreurs bêtes et des râleurs         d'une âme ne méritant pas
Qui ralentissent son honneur.              tristesse et pleur et désespoir.
Et il marche sans qu'il ne meure.         Et il fait taire les effrois.

vendredi 17 mai 2013

Yeux.

Éternelles, s'avancent, sous les jets durs des lances,
Les envies. Elles sont là, discernables, belles
Évidemment, tangibles. Elles vibrent, elles dansent,

Sous nos yeux de faïence ; innocents ? Pas rebelles ?

Oh, ils le deviendront. À cause des envies.
Rebelles, ils s'avancent et, viscères en avant,
Ils s'agitent et ils sifflent, et ils courent et ils crient ;
Ils s'énervent et ils soufflent, et ils vont par-devant.

mardi 14 mai 2013

Importance.

Moi je pense que tout le monde s'en fout, de l'importance première d'une chose. Après, peut-être ce que je dis est-il sans importance.

L'amour de l'acte. - La plus jolie fin du monde
Toujours, les personnages ont leur importance fixée dès le début d'un livre. L'auteur l'a décidé ; lambda se posera sans cesse des questions et tentera d'y répondre et il sera le personnage principal quand même. Kappa sera son chat, et même s'il porte une marque comme nom il sera anticapitaliste parce que c'est un chat.

Le scénario est fixé, à quelques vis (et à quelques vices) près, les personnages ont leur fonction, ils feront ça et ça et ça, Êta tuera le dragon infâme de Tau, parce que c'est comme ça, parce que le dragon est méchant et qu'il a rasé une ville, du coup il faut le tuer (c'était une ville vide). L'importance de ce dragon est évidente : sans méchant, l'ensemble s'écroule, le yin et le yang, tout ça, la mythologie, les délires cosmiques. Êta a une importance sans qu'on ait besoin de le dire, parce que c'est un chat (un copain de Kappa) et qu'il a tué le dragon. Vous ne saviez pas qu'Êta était un chat ? Un chat mignon, de surcroît. Son importance est multipliée, d'un coup. Mais le dragon aussi était mignon. Bah oui, vous l'avez jugé sans le connaître, aussi. Tout ça parce qu'il a rasé une ville vide. Mais du coup il fallait lui ôter la vie. Faudrait savoir. Il est mignon mais méchant parce qu'il a rasé une ville vide. Mais même s'il est mignon, il est mort ! Sauf que vous ne saviez pas qu'il était mignon ni que la ville était vide.

Au fait, vous avez pensé aux autres personnages après la mort du dragon ? Désœuvrés, désemparés, leur but envolé, leurs idéaux accomplis, il ne leur reste plus rien à faire. À part chercher un autre dragon. Et lui faire raser une autre ville vide.

Moi je pense que tout le monde s'en fout.

Enfin je n'en sais rien.

Notablement,
Le personnage lambda. 

lundi 13 mai 2013

Le top 3 des trucs chiants lors d'une balade

Que ce soit à pied ou à vélo, une balade est l'occasion rêvée pour se laisser aller à l'insouciance ou aux réflexions personnelles loin des autres, dans une ambiance nouvelle, fraîche, et calme. Sauf...

  • Quand il y a cette personne qui te fixe, on ne sait pas trop pourquoi, ce qui fait évidemment flipper grave. Qui n'a jamais vu, au détour d'une rue ou d'un chemin, une charmante personne qui le fixait attentivement pour d'obscures raisons ? Sensations garanties ! Et on dirait que ceux qui nous regardent comme ça aiment ça, en plus.

    Bonjour, je suis mystérieuse.
  • Quand tu fais la (traditionnelle) rencontre de quelqu'un que tu ne vou-lais ab-so-lu-ment pas rencontrer ici, maintenant ni dans cet état ("Quand on fait une balade, qui se soucie de notre apparence ?"). Donc tu débarques avec ta tête des mauvais jours (Je veux me vider l'esprit donc tu dégages) ou mal coiffé ou mal fringué et hop, la fille mystérieuse dont tu rêves ; hop, ton pire ennemi ; hop, ton prof de maths ; hop, ta voisine-cette-peste.






    Il y a visiblement trop de monde.
  • Quand il y a trop de monde. On le sait, la balade c'est mieux quand on est tout seul, ou du moins quand les rues sont presque vides ! On se sent plus libre, moins observé. La foule te paraît hystérique, impulsive et dangereuse. Tu voulais être tranquille, c'est raté !




Et vous ? Qu'est-ce qui vous énerve en balade ?

mercredi 8 mai 2013

Doutes.

Parfois, et pas tout le temps, sinon je serais un putain de dépressif de merde, il y a tant de choses qui me semblent moches, vides de sens, comme si tout le charme des actions avaient disparu.

Il n’y a pas de charme, et ça, même si on n’est pas dépressif, ouais même si on est le gars le plus heureux de la Terre on est obligé d’être d’accord, il n’y a pas de charme, il n’y a que des moments de charme. Il n’y a pas d’amitié, juste des moments d’amitié, pas d’amour, que des moments d’amour, et de la même manière pas d’évidence, pas de clarté, pas d’intelligence, pas de nullité, pas de platitudes, pas d’angoisses, pas de paranoïa. Toutes ces choses-là sont vides en tant normal, et parfois leur taux grimpe, parfois il est négatif.

Parfois des personnes se parlent toute la nuit par SMS, et le lendemain même si elles sont heureuses et optimistes elles ne se parlent pas, pour alpha ou lambda raison, mais des raisons comme ça il n’y en a pas des cinquantaines, il y en a juste deux : un évènement a tout cassé le temps d’une journée, ou les deux personnes sont fatiguées de leur amitié, de leur amour ou de leur complicité et ont besoin de repos, de souffler. Parfois, ça dure plus d’une journée, mais en tout cas ça repart après, car les deux comprennent. Normalement. Car quand ça dure plus longtemps… souvent, ça casse, ça lasse, ça fait pleurer les deux partis, et ça finit en séparation. C’est comme ça.

Quand il n’y a plus de compréhension, tout se casse la gueule ; oh, tout peut revenir, mais c’est rare ; unique ; alors quand ça arrive plus d’une fois avec la même personne, si vous réussissez quand même à vous séparer vous êtes tous les deux cons et puis c’est tout, faut pas chercher plus loin. On se dit, d’ailleurs, souvent, qu’on connaît bien certaines personnes mais la plupart du temps c’est faux ; la plupart du temps, on connaît si mal quelqu’un qu’on est fatigué de lui au bout d’un temps si court qu’il devrait être à chaque fois inscrit dans le livre des records. Hasard ?

Tout est question d’aléatoire, en fait. Ou de coïncidences. Mais le destin fait jouer l’aléatoire pour amener la coïncidence, qui influe elle-même sur le destin, enfin je ne suis pas philosophe donc je ne vais pas trop jouer au savant non plus, je dis juste que je crois au hasard mais pas trop, enfin bref, tout ça pour dire que les moments de charme sont incompréhensibles et délicieusement intemporels.

Au début, j’étais en train de dire qu’il y avait uniquement des moments de charme. D’une manière paradoxalement équivalente, je ne pense pas que l’on tombe réellement amoureux, mais je pense qu’on le devient.

Toujours pour parler de hasard, il m’est venu tout à l’heure à l’idée que c’était le hasard qui faisait se rencontrer deux droites sécantes, et le destin qui les séparait.

Tout ça est super paradoxal en fait. Je ne sais pas quoi penser à ce sujet, je ne peux qu’émettre des hypothèses, parfois vérifiables et parfois non. Pourquoi ne puis-je pas tout savoir ? Veux-je tout savoir, d’ailleurs ? Je ne pense pas. Sinon, ça m’enlèverait mon passe-temps favori : me poser des questions. J’aime me poser des questions ; toujours dans l’optique de mon texte, je peux me demander si les questions me viennent au hasard ou sont amenées par les évènements que je suis en train de vivre. Un peu des deux, suppose-je.

Enfin je n’en sais rien.

lundi 6 mai 2013

Haïkus.

Un loup blanc se lève
Et il scrute l'horizon
Et il fond sur l'ombre.

Le ciel devient noir
Il fait spécial au-dehors
Je sors de la lumière.

La ville est bien froide
Le métal y roule et fuit
Nous dormons à deux.

Ton cou est poète ;
Il attire, doux et paisible,
Mes mains amoureuses.

La vie est lumière
Doucement, nous approchons
De l'étreinte immense.

Ton autre chemin
Et le mien, bien différent
N'ont rien à se dire.

Le bois vagabond
Roule des yeux las sur l'onde
Et le flot l'emporte.

Tu es important ;
Le E qui se croit trop faible
Mais le G puissant.

Tes yeux sont mystère
Mais ils brillent intensément
Ils sont deux beaux rêves.

dimanche 5 mai 2013

On arrive aux délires de science-fi

"Bonjour, je chope un astéroïde au vol, je l'arrache à son vide natal"
Bonjour ! Aujourd'hui, cours de science-fiction. Oui, déjà une question ? Quoi ? La science-fiction commence à se concrétiser ? Ok, cours d'actualité spatiale alors.

J'en étais encore à rêver devant l'excellent Fondation d'Isaac Asimov (lisez-le ! lisez-le !), quand j'appris la nouvelle : des organisations spatiales veulent exploiter les astéroïdes pour leurs minéraux !

La science-fi devient donc réalité. Bien bien bien. En fait le concept est simple : une machine vient choper l'astéroïde au vol et le mettre sur orbite lunaire pour ensuite mieux l'exploiter.

"Un petit caillou pour l'univers
mais un grand rocher pour l'humanité"
L'idée n'est pas mal du tout ! Mais comme j'ai un esprit retors (ah bon ?), je ne peux m'empêcher de penser aux conséquences (rho !). Ça ne va pas changer quelque chose dans le système solaire ? Apparemment non. (donc tout va bien en fait)


Et puis, c'est une super bonne chose pour l'Homme, aussi ! La preuve que nous sommes capables de repousser nos limites à un rythme surprenant ! Avant, les autres tribus. Puis des villes, la mer, la Terre entière, et enfin l'espace... et il reste tant à y découvrir et à y faire ! La preuve que nous maîtrisons de mieux en mieux nos techniques et nos outils. La preuve que nous laisserons sûrement dans l'espace une magnifique empreinte... et au fond, c'est ce que nous voulons, non ? Et l'exploitation minière des astéroïdes n'est qu'une part infime de l'immensité des projets spatiaux humains...

Alors, ce n'est pas une petite fierté, mais ce n'est que le commencement d'une histoire de laquelle l'Homme n'a écrit que le "Il" de "Il était une fois"... L'Homme n'a pas fini d'évoluer, d'apprendre et de faire ! Et vous ? Qu'en pensez-vous ?

samedi 4 mai 2013

Sinon pour vous c'est quoi l'amitié ? J'ai demandé.

Selon Lew, l'amitié, c'est compliqué en vrai.
Pour moi l'amitié c'est ne pas partir quand l'autre déraille. Et puis ces sourires. Ces regards... ces étreintes et ces délires. J'ai demandé sur Twitter et je vous demande d'accueillir...


Et pour vous, c'est quoi, l'amitié ?

mercredi 1 mai 2013

Questions.

J'appréhende beaucoup et profite trop peu.

  • Le (classique) passage à l'âge adulte ?
  • Vais-je dire, faire, penser ce qu'il faut ?
  • Faut-il aimer ?
  • Faut-il pleurer quand c'est triste ?
  • Faut-il essayer ?
  • "Ça va pas détruire mon moi actuel ?"
  • Dois-je tout dire ?
  • Dois-je rester insouciant ? Est-ce mieux ?
  • Cap ou pas cap de lui dire que je l'aime ?
  • Cap ou pas cap d'embrasser ?, de fumer ?, de boire ?, de le/la prendre dans mes bras ?
  • Cap ou pas cap d'appuyer mes mains sur ce dos joli ?, d'appuyer la vie, la magie ?
  • Comment bien écrire ? Veux-je du succès ?
  • Suis-je normal ?
  • Fais-je ce que j'aime ? Voudrai-je changer ?

J'appréhende beaucoup, et me pose beaucoup de questions.