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mercredi 5 août 2015

... Vraiment ?



Tout a commencé par cette étoile
Perdue dans un vide

Tout a commencé, très magistral,
Par un mix d’acides

Tout continua, roches et astres,
Tout continua par l’expansion,
Ce qu’on nommerait désastre
Si ça n’avait permis nos noms.

Puis arriva le plus beau,
Quelque chose d’intéressant,
La création de l’eau,
La création du feu, de la terre et du vent,

Puis de la Vie sur Terre,
Dont le créateur est fier.

Vinrent donc les plantes et les animaux,
Et enfin l’Homme, ce jeunot,
Qui tient la Terre en respect
Depuis des tas d’années.

... Vraiment ?

mardi 2 juin 2015

Nothing lasts forever —

On m’a spoilé la vie des dizaines de fois
Et je m’apprête à faire la même chose avec toi —


Nothing lasts forever —


Et les amis – les vrais – se comptent sur le bout de tes doigts —


Nothing lasts forever —


Oh, et tu dois accepter :
Le soleil va se gaver de toi dans des millions d’années

Ce que tu as construit
Va n’être
Que suie
Dans le vide systémique —


Nothing lasts forever —


Tes papiers brûleront – Les cerveaux pourriront
Les emoji iront, piégés dans les serveurs,
Griller comme des fleurs
Jetées au barbecue —


Nothing lasts forever —


Tes tranches
De vie – De rire
Seront fumées
Par l'onde astrale —


Nothing lasts forever —


N’aie pas peur, carpe diem, tes mots auront
Peut-être
Une résonnance
Avant de disparaître —


Nothing lasts forever —


Les astres cligneront de l’œil ―
Et ce sera fini ― Et ce sera poussière
Même la poussière rôtira
Alors la belle affaire —

Peace and love, mes frères !

— Nothing lasts forever.

lundi 9 mars 2015

Tout ou rien

À l’heure où il faut faire un choix,
On zappe des milliers de textes,
De possibilités –
– Il faut en évincer.

Évincer la laideur, et parfois le superbe.
Faire d’un rien un tout, parfois d’un tout un rien.
Mais on ne savait pas ce que rien n’était rien,
Que ce tout était tout.

Ce rien nous rend alors le plus heureux des êtres,
Il a donc forcément quelque chose d’un tout.

Zappez, changez d’adresse, et changez-en encore ;
Brouillez les sources,
Nous reviendrons toujours vers ce tout-premier rien.
Rien n’aura plus que lui la saveur du bonheur.

À moins que ce rien-là perde sa belle aura.
Mais tu sauras la relever
Si tu en as envie.

Ce sera tout ou rien –
– Il faudra faire un choix.

jeudi 29 janvier 2015

Rose sinueux

Vu sur : http://inferrance.tumblr.com
Du rose s'insinue bien sinueusement
Au gré de la forêt qui l'accueille aisément
Les pins et les sapins - ou sont-ce des bruyères ? -
Aiment cette couleur qui embrasse leur vert.

samedi 20 septembre 2014

Le monstre serein

http://dmt-guru.tumblr.com/post/78016488131

C’est un monstre serein
Il sait qu’il ira loin
Car tout ce qu’il contient
Çà, pour sûr, il le tient !
Mais c’est aussi un dieu
Qui prend ça pour un jeu
Ou un enfant qui ne
Sera jamais sérieux.
Il est imprévisible,
Bizarre et chaotique,
Et, mieux, bien qu’invisible,
Son emprise tactique
Nous touche, nous agrippe
Il n’hésiterait point
À jeter dans nos tripes
À planter dans nos mains
Son harpon de lumière
Apte à éclater l’air

mercredi 27 août 2014

Un détail

— Un détail ! — Quel détail ! — Quel détail ?

Une phrase, un soupir, un mot doux susurré via de durs satellites, qui se fichent pas mal des sentiments qu'en rêve on aime à voir, qui vous fichent la paix et vous demandent alors de bien y réfléchir... car un jour, vous serez un adulte, et le dur satellite vous fichera mieux et se fichera mieux des sentiments rêvés... et vous voudrez alors, comme à l'adolescence, qu'ils soient vérités... trop plonger dans des films, c'est bon pour le moral et ça caresse l'âme, mais certains font mieux : y'a les livres, déjà, et les sacrés baisers qui signent tout un tas de trucs jamais osés.

Et le dur satellite, bien là-haut, vous fiche un de ces regards froids, mais votre cœur est chaud, réchauffé d'un détail...

— Quel détail ? — Quel détail !
Une phrase, un soupir... un mot doux susurré via un dur satellite...

Et ce détail soudain n'en est plus vraiment un... il prend pour lui un sens que d'autres choses avaient, et d'un coup c'est pour nous une réalité.

On sourit, satisfaits, on regarde le ciel et les durs satellites... Un détail ! Quel détail !

jeudi 21 août 2014

Le ciel m'a promis

Le ciel m'a promis Oui je le prétends De cacher, çà oui Ce qui m'est gênant. Danses dans l'été Jeux qu'on dit d'amour Le ciel a juré Vous y serez sourds À moins que je n'ose Tel un insolent Face à notre chose Être honnête et franc Mais pour le moment Le ciel a juré De ces deux amants De ne rien souffler

dimanche 20 juillet 2014

Lierre

Comme tout lierre
Qui se met à aimer
D'amour la pierre
Qu'au début il squattait

Plonger racine
Enterrer mon orgueil
Ère câline
Aimera son écueil

La feuille au ciel
Tendrait son aire aimante
Et éternel
Sera le moment : tente,

C'est l'appel sage
De ce cœur qui s'emballe
C'est une page
Que tu ne veux pas sale

Tu écriras
Autant que tu pourras
Un bout de toi
Qui jamais non, n'aima

N'aima ainsi
Ainsi que tu le fais
Tu le sais si
Bien que tu veux cacher...

De la pluie tombe
Je n'en dirai pas plus
Si tu succombes
Ce sera un bonus

mercredi 28 mai 2014

Je sais que j'âme, ou que j'âmais.


Je t’âme. Ça veut rien dire pour toi, hein ? Je t’âme. Ça veut tout dire pour moi.

Je t’âme. J’pourrais dire autre chose mais je suis pas très fort pour me convaincre que l’amour c’est dire « je t’aime » sans réfléchir. Alors je dis « je t’âme ».

Je t’âme. Avec les yeux, avec les bras, avec les fuites, avec les lands.
Je t’âme. M’âmes-tu, toi ?

Je t’âme donc. Pleinement, physiquement, mortellement, infiniment.

Âme je t’. Je âme t’. T’ je âme. Je dis des conneries quand j’âme, tiens. À noter.
Ma poésie est déraisonnée, désordonnée.

Je t’âme. Ça veut rien dire pour toi, hein ?
Je t’âme. Ça veut tout dire pour moi.

Je t’âme. J’pourrais dire autre chose mais je suis pas très fort pour me convaincre que l’amour c’est dire « je t’aime » sans réfléchir. Alors je dis « je t’âme ».

Je t’âme. Avec les yeux, avec les bras, avec les fuites, avec les lands.


Je dis « je t’âme ».
Parce que ça a un p’tit accent sympa, un p’tit accent charmant, un chapeau rigolo sur le dessus. Parce que ça montre qu’en amour c’est pas tout l’temps la joie, y’a des hauts et des bas mais que les hauts sont très jolis et à marquer d’un p’tit chapeau sympa.


Je dis « je t’âme », enfin, comme on chante un refrain, à tue-tête ; sachez, petites amoureuses, que je m’y suis plu, oh, peut-être pas vous, petites amoureuses, peut-être fus-je un peu trop fou à votre goût, peut-être trop humain, ou pas assez peut-être ; je ne suis pas assez objectif pour assez bien me définir. Mais je sais que je t’âme, toi, dis, dis pourquoi on ne le ferait pas ; on le fit bien, un jour. Et toi, l'eau, dis, dis que tu nous vis passer à vélo à tes côtés, et qu’on se tenait la main elle et moi. Dis-le un peu pour voir. Voir ce que ça me fait. Oh, j’oubliais, on ne peut pas le voir : c’est censé n’être jamais arrivé. Sûrement me fourvoie-je. Mais je sais que j’âme, ou que j’âmais.



Quelque part début 2013, peut-être en mars.

Modifié le 12 octobre 2013 (ajout de l’avant-dernier mini-paragraphe).
Modifié à nouveau le 22 mai 2014, ajout du dernier mini-paragraphe. Paragraphe où j’en dis peut-être un peu trop sur mes sentiments, mais puisqu’ils sont passés, pourquoi m’en inquiéter ?

(Je ne suis pas forcément d'accord sur certaines tournures de 2013, mais j'ai décidé de les laisser telles quelles. Je vous demanderai juste d'être indulgents avec mon "moi passé", il est so 2013.)

jeudi 1 mai 2014

Trois petits haïkus au thème printanier

Soufre

Empêchant le vent
ma main couvre l'allumette
le feu s'agrandit.


Fraises

Partons de la chambre
dans le froid matin d'été
filons vers la serre.

Menthe

Danse dans l'été
les murs de la bâtisse ocre
protègent la menthe.

       

Ces trois haïkus ont été sélectionnés par Short Edition pour le Printemps du Haïku 2014.
(Le thème de cette année est "parasol".)
Vous pouvez voter ici si vous le souhaitez :
Un compte Facebook suffit pour voter. Merci ☺

dimanche 30 mars 2014

Y croire

J'ai envie de croire que tout est à nouveau possible. L'été, et même l'hiver. Les sentiers, la terre. Avec toi. Je veux tout parcourir à nouveau. Chevaucher mon vélo et voler au-dessus de tout, mais surtout voir tes yeux. Le parc. Tu t'en souviens ? Je m'en souviens. La musique qu'on écoutait. Le bon temps, le soleil qui nous caressait, toujours, et le froid de l'hiver qui ne nous faisait pas peur, jamais. On me dit que ce n'est plus possible. Je veux pourtant y croire.

L'été, et même l'hiver.
Chaque saison en fait. La saison n'y serait bien sûr pour rien, nos coups de téléphone et nos désirs à l'origine de ces derniers seraient des acteurs principaux. Nous aussi. Nous serions les acteurs de nos saisons, et leurs scénaristes. Nous le fûmes déjà un an, pourquoi ne pas ré-expérimenter ce métier-là ? Nous avions un bon salaire, qui plus est. Le meilleur du monde.

Les sentiers, la terre.
Nous roulerions, sur nos vélos, tu sais ? Tu sais que ça manque à mon quotidien ? Je pourrais t'appeler à nouveau et te proposer une balade, mais...

Avec toi.
... ce serait forcément différent, me dis-je. Et j'ai aussi changé. Nous changeons tous, autant que les saisons. Nous n'avons plus les mêmes raisons de vivre, ou du moins je n'en suis plus une pour toi, enfin je dis ça mais je n'en sais rien, je suis dans ce qu'on appelle un flou de ce côté-là.

Je veux tout parcourir à nouveau.
Peut-être que le vent cinglant et les rayons brûlants, l'air doux, les parfums de menthe déposée dans la poche de ta chemisette, et les originales délicieuses images et...

Chevaucher mon vélo et voler au-dessus de tout, mais surtout voir tes yeux.
... ce flou agréable qui t'entoure quand tu vas vite auprès de celle que tu préfères, celle qui t'a fait penser "ça y est", celle qui t'a mis en tête que le bonheur se résumait très facilement. Quand tu es là, qu'elle est là aussi, que tout est là pour te faire passer chaque semaine des jours d'argent mêlé du bleu si océan de ses yeux ...

Le parc.
... peut-être aussi que la verdure louvoyante du parc frais, placée dans le même contexte, redonnera des couleurs à nos liens. Tout ce que j'ai cité précédemment pourrait le faire, si toi aussi voulais le faire.

Tu t'en souviens ?
Dis-moi que tu en rêves, parfois.

Je m'en souviens.
Dis-moi que tu souhaites que j'y songe.

La musique qu'on écoutait.
Et qui faisait écho parmi nos pas sur le sol boisé de nos chambres.

Le bon temps, le soleil qui nous caressait, toujours, et le froid de l'hiver qui ne nous faisait pas peur, jamais.
On était prêts à tout braver, et à tout apprécier, pourvu que nous fussions.

On me dit que ce n'est plus possible.
Que c'est passé. Que ça arrive que s'arrêtent les romances.


Je veux pourtant y croire.
Y crois-je à tort ?

vendredi 7 mars 2014

Un souvenir existe, en moi, d'un bel été



Comme un parfum de sève qui entête et plaît
Comme un débris de verre qu’on a trop brisé
Comme un souffle de vie toujours instantané
Comme une mélodie qu’on a trop répétée
Un vieux tourne-disque qui ne veut plus tourner
De toute façon le disque était abîmé
On n’aurait entendu que des voix saccadées
Comme un rêve naïf au pays des pensées ;

Un souvenir existe, en moi, d’un bel été ;
J’étais possédé fou, je le crois (une fée !) ;
C’était un temps magique, un peu comme utopié,
(Une fille aux traits longs, cheveux blonds parfumés !)

Cette fille, assemblée par la lumière même,
Est ce temps de douceur où la liberté sème
Des étincelles d’elle à chaque pas qu’on fait,
Des notes de flûte quand, sur un lit, couché,
Nous fermons doucement les yeux, et nous rêvons
Et quand la musique s’arrête, nous prenons
La main de la musicienne, et nous dansons.

Nous retrouverons le disque l’année suivante,
Il sera de nouveau fait pour bien resplendir ;
Arc-en-céleste fée, déterminée à rire,
Libre, joyeuse, jolie, et presque insolente,
Comme la vie enfin, enfin comme la vie ;
Enfin je dis enfin ... ce n’est jamais fini !

Inspiré par : Within Daft Punk

samedi 1 mars 2014

Montagne (et rêve, et couleurs)






Dentelle nébuleuse entremêlée de couleurs vraies…
On sentirait presque le souffle parfumé de la sève âcre.
On sentirait presque le froid de la neige à travers la forêt,
Et la pluie des nuages ! On la verrait presque tomber, grisâtre,
Tout serait observé, mais nous serions cachés ;
Et on respirerait la vie autour du feu.
Une journée, je voudrais, même une bête heure,
Que cela soit vrai, autant que les couleurs.

jeudi 29 août 2013

Un Phénix meurt noyé

Phénix ! Immortel !
Oiseau de feu !
Le plus pieux
Et le plus démentiel !

Oiseau de feu vêtu,
Oiseau comment fais-tu ?
On s'en fout, et pour ceux que ça choque,
Je rectifie : l'on s'en moque !
Car triche celui qui vit pour toujours !
L'oiseau de plumes chastes et de velours
Combat la Faucheuse, alias Roi des Ombres...
Et pense normal que jamais Phénix ne sombre !

Et s'il mourait noyé ?

Un Phénix meurt noyé ;
Dans la main de Neptune !
Cette étreinte glacée
Est pour lui infortune.

Un Phénix meurt noyé ;
Phénix, oiseau grotesque,
Ne revivras jamais ;
Tes plumes (vastes fresques),
Toi qui défia Nature,
Enfin vont redescendre :
Vite aux Enfers, impures !
Nature vient les fendre.

Un Phénix meurt noyé
Mais en est inconscient.
Inconscient du danger,
Il n'est plus omniscient.
Il ne fut préparé
À rien de terrifiant,
Rien qui eût cet aspect :
Il croit qu'il est vivant !
Mais a déjà sombré.

mercredi 21 août 2013

Haïkus et danse pensive.

Les mots virevoltent
Les haïkus sont délicieux
Ils sont si magiques


Un puissant loup blanc
Détaille nos sentiments
Les éclaircifie



Un puissant loup blanc
Détaille nos sentiments
Les éclairs s'y fient

L'univers est là
Et il nous attend peut-être
Il est si immense

Nous nous touchons juste
Nos empreintes digitales
Établissent un lien

/

Nous nous touchons juste
Nos ans preints de digital
Établissent un lien


À quoi tu penses
Quand tu tournoies ?
À tes démences
Tout contre moi ?
Tes yeux de ciel
(à s'y noyer)
Montrent un émoi
(laisser-aller)
Je te rappelle
Toute en mes bras
Je te murmure
Un doux silence
Ce geste pur
Te dit tout bas :
"À quoi tu penses ?
Dis-moi à quoi,
Pendant que danse
Ta main sur moi."