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jeudi 21 août 2014
Le ciel m'a promis
Le ciel m'a promis Oui je le prétends De cacher, çà oui Ce qui m'est gênant. Danses dans l'été Jeux qu'on dit d'amour Le ciel a juré Vous y serez sourds À moins que je n'ose Tel un insolent Face à notre chose Être honnête et franc Mais pour le moment Le ciel a juré De ces deux amants De ne rien souffler
mercredi 28 mai 2014
Je sais que j'âme, ou que j'âmais.
Je t’âme. Ça veut rien dire pour toi, hein ? Je t’âme. Ça veut tout dire pour moi.
Je t’âme. J’pourrais dire autre chose mais je suis pas très fort pour me convaincre que l’amour c’est dire « je t’aime » sans réfléchir. Alors je dis « je t’âme ».
Je t’âme. Avec les yeux, avec les bras, avec les fuites, avec les lands.
Je t’âme. M’âmes-tu, toi ?
Je t’âme donc. Pleinement, physiquement, mortellement, infiniment.
Âme je t’. Je âme t’. T’ je âme. Je dis des conneries quand j’âme, tiens. À noter.
Ma poésie est déraisonnée, désordonnée.
Je t’âme. Ça veut rien dire pour toi, hein ?
Je t’âme. Ça veut tout dire pour moi.
Je t’âme. J’pourrais dire autre chose mais je suis pas très fort pour me convaincre que l’amour c’est dire « je t’aime » sans réfléchir. Alors je dis « je t’âme ».
Je t’âme. Avec les yeux, avec les bras, avec les fuites, avec les lands.
Je dis « je t’âme ».
Parce que ça a un p’tit accent sympa, un p’tit accent charmant, un chapeau rigolo sur le dessus. Parce que ça montre qu’en amour c’est pas tout l’temps la joie, y’a des hauts et des bas mais que les hauts sont très jolis et à marquer d’un p’tit chapeau sympa.
Je dis « je t’âme », enfin, comme on chante un refrain, à tue-tête ; sachez, petites amoureuses, que je m’y suis plu, oh, peut-être pas vous, petites amoureuses, peut-être fus-je un peu trop fou à votre goût, peut-être trop humain, ou pas assez peut-être ; je ne suis pas assez objectif pour assez bien me définir. Mais je sais que je t’âme, toi, dis, dis pourquoi on ne le ferait pas ; on le fit bien, un jour. Et toi, l'eau, dis, dis que tu nous vis passer à vélo à tes côtés, et qu’on se tenait la main elle et moi. Dis-le un peu pour voir. Voir ce que ça me fait. Oh, j’oubliais, on ne peut pas le voir : c’est censé n’être jamais arrivé. Sûrement me fourvoie-je. Mais je sais que j’âme, ou que j’âmais.
Quelque part début 2013, peut-être en mars.
Modifié le 12 octobre 2013 (ajout de l’avant-dernier
mini-paragraphe).
Modifié à nouveau le 22 mai 2014, ajout du
dernier mini-paragraphe. Paragraphe où j’en
dis peut-être un peu trop sur mes sentiments, mais puisqu’ils sont passés, pourquoi m’en inquiéter ?
(Je ne suis pas forcément d'accord sur certaines tournures de 2013, mais j'ai décidé de les laisser telles quelles. Je vous demanderai juste d'être indulgents avec mon "moi passé", il est so 2013.)
vendredi 7 mars 2014
Un souvenir existe, en moi, d'un bel été
Comme un
parfum de sève qui entête et plaît
Comme un débris de verre qu’on a trop brisé
Comme un souffle de vie toujours instantané
Comme une mélodie qu’on a trop répétée
Un vieux tourne-disque qui ne veut plus tourner
De toute façon le disque était abîmé
On n’aurait entendu que des voix saccadées
Comme un rêve naïf au pays des pensées ;
Un souvenir existe, en moi, d’un bel été ;
J’étais possédé fou, je le crois (une fée !) ;
C’était un temps magique, un peu comme utopié,
(Une fille aux traits longs, cheveux blonds parfumés !)
Cette fille, assemblée par la lumière même,
Est ce temps de douceur où la liberté sème
Des étincelles d’elle à chaque pas qu’on fait,
Des notes de flûte quand, sur un lit, couché,
Nous fermons doucement les yeux, et nous rêvons
Et quand la musique s’arrête, nous prenons
La main de la musicienne, et nous dansons.
Nous retrouverons le disque l’année suivante,
Il sera de nouveau fait pour bien resplendir ;
Arc-en-céleste fée, déterminée à rire,
Libre, joyeuse, jolie, et presque insolente,
Comme la vie enfin, enfin comme la vie ;
Enfin je dis enfin ... ce n’est jamais fini !
Inspiré par : Within – Daft Punk
jeudi 1 août 2013
Promesse et plaintes.
De : Lambda
À : n'importe qui
"Je te promets de n'pas l'aimer".
Ça sonne putain de faux. Comme si on pouvait promettre une chose pareille ! Comme si on pouvait prévoir à l'avance que notre cœur évitera d'aimer telle personne ? C'est impossible.
Et pourtant, je l'ai promis. Certes, un peu à la va-vite, mais enfin ça tient lieu de promesse tout de même ! Et si je ne tenais pas parole, cela vaudrait-il ?
Enfin, ce n'est pas non plus la promesse de ma vie, ça ne va pas me poursuivre indéfiniment, et puis je n'ai pas un âge très avancé non plus !
J'ai lancé cette promesse au détour d'un couloir d'un château dont je ne me rappelle plus tellement le nom, un château assez froid, qui incitait aux promesses, qui incitait à promettre tout un tas de trucs plus solennels les uns que les autres, enfin vous voyez l'ambiance, quoi ?
Comme si tout un tas de pixels devenaient morts, hop, d'un coup.
Des possibilités évincées.
Je lance tous ces mots au hasard, un peu hétéroclitement, en bazar, en souk, en fouillis, parce que d'un coup c'est aussi fouillis que ça dans ma tête.
Hé, l'année prochaine, si je tombais amoureux d'elle dans ces mêmes couloirs qui ont vu ma promesse ?
D'une ironie mordante !
Tiens, elle, j'aurais évidemment dû et pu la câliner bien avant, ou alors ne pas le faire du tout, puis un autre a commencé à la faire rire et je me suis précipité et je suis passé pour le bouffon du seigneur de ce même château.
Hé ! Stop ! Mais je n'ai que quinze ans ! Au diable mes plaintes ! Quinze ans ! Vivez, quand vous avez quinze ans. Et même après, même à seize ans et à dix-sept. Haut les cœurs ! On a encore tant d'histoires à vivre ! Quinze ans ! Que signifient mes plaintes !
Ah, cette envie de se plaindre ! Mais que nos plaintes sonnent faux ! Un patchwork inextricable de kaléidoscopes déformerait moins bien la vérité.
En tout cas, j'ai le droit d'aimer qui je veux.
Ainsi, je te promets de ne pas l'aimer, jusqu'à nouvel ordre.
Volontairement,
À : n'importe qui
"Je te promets de n'pas l'aimer".
Ça sonne putain de faux. Comme si on pouvait promettre une chose pareille ! Comme si on pouvait prévoir à l'avance que notre cœur évitera d'aimer telle personne ? C'est impossible.
Et pourtant, je l'ai promis. Certes, un peu à la va-vite, mais enfin ça tient lieu de promesse tout de même ! Et si je ne tenais pas parole, cela vaudrait-il ?
Enfin, ce n'est pas non plus la promesse de ma vie, ça ne va pas me poursuivre indéfiniment, et puis je n'ai pas un âge très avancé non plus !
J'ai lancé cette promesse au détour d'un couloir d'un château dont je ne me rappelle plus tellement le nom, un château assez froid, qui incitait aux promesses, qui incitait à promettre tout un tas de trucs plus solennels les uns que les autres, enfin vous voyez l'ambiance, quoi ?
Comme si tout un tas de pixels devenaient morts, hop, d'un coup.
Des possibilités évincées.
Je lance tous ces mots au hasard, un peu hétéroclitement, en bazar, en souk, en fouillis, parce que d'un coup c'est aussi fouillis que ça dans ma tête.
Hé, l'année prochaine, si je tombais amoureux d'elle dans ces mêmes couloirs qui ont vu ma promesse ?
D'une ironie mordante !
Tiens, elle, j'aurais évidemment dû et pu la câliner bien avant, ou alors ne pas le faire du tout, puis un autre a commencé à la faire rire et je me suis précipité et je suis passé pour le bouffon du seigneur de ce même château.
Hé ! Stop ! Mais je n'ai que quinze ans ! Au diable mes plaintes ! Quinze ans ! Vivez, quand vous avez quinze ans. Et même après, même à seize ans et à dix-sept. Haut les cœurs ! On a encore tant d'histoires à vivre ! Quinze ans ! Que signifient mes plaintes !
Ah, cette envie de se plaindre ! Mais que nos plaintes sonnent faux ! Un patchwork inextricable de kaléidoscopes déformerait moins bien la vérité.
En tout cas, j'ai le droit d'aimer qui je veux.
Ainsi, je te promets de ne pas l'aimer, jusqu'à nouvel ordre.
Volontairement,
Le personnage lambda.Enfin je n'en sais rien.
mercredi 1 mai 2013
Questions.
- Le (classique) passage à l'âge adulte ?
- Vais-je dire, faire, penser ce qu'il faut ?
- Faut-il aimer ?
- Faut-il pleurer quand c'est triste ?
- Faut-il essayer ?
- "Ça va pas détruire mon moi actuel ?"
- Dois-je tout dire ?
- Dois-je rester insouciant ? Est-ce mieux ?
- Cap ou pas cap de lui dire que je l'aime ?
- Cap ou pas cap d'embrasser ?, de fumer ?, de boire ?, de le/la prendre dans mes bras ?
- Cap ou pas cap d'appuyer mes mains sur ce dos joli ?, d'appuyer la vie, la magie ?
- Comment bien écrire ? Veux-je du succès ?
- Suis-je normal ?
- Fais-je ce que j'aime ? Voudrai-je changer ?
J'appréhende beaucoup, et me pose beaucoup de questions.
samedi 27 avril 2013
Réflexion à propos des reflets, car ils sont fascinants.
J'ai toujours adoré les reflets, tous types de reflets confondus. Le reflet opaque d'un miroir, le reflet pâle d'une vitre, le reflet zigzaguant d'une flaque d'eau ou du soleil sur l'océan.
J'aime la symbolique du miroir, de l'homme dans le miroir, de l'être qu'on peut voir à travers le miroir. Ce qu'on y voit, ce qu'on y perçoit, ce qu'on en pense
On se voit, on veut se changer ou se chanter des louanges, on...
on voit un autre soi, une autre perception de sa propre réalité, cette réalité inversée qu'on contemple ou qu'on repousse.
Devant un miroir... comme devant un écran, on regarde une vérité et on l'interprète comme on le souhaite. Mais ce n'est plus la réalité des autres : c'est notre réalité.
C'est le reflet de notre perception, de nos réflexions, de ce qu'on veut y voir mais pas seulement !
C'est aussi une porte pour l'imagination, ou pour l'enfermement dans la spirale du narcissisme. On peut voir le bon et le mauvais côté de notre perception, et ce qu'on y voit n'est que le reflet de nos émotions du moment.
Dans une vitre, c'est différent. Soit on voit plus de gens, soit on actualise sa perception du moment. La vitre peut tout envoyer dans tous les sens ou atténuer, estomper, effacer, une image.
La vitre peut refléter son contour comme elle peut refléter le contenu des autres vitres autour. Elle peut refléter tout une foule comme elle peut la dissoudre. La vitre a plus de pouvoir que le miroir. Comme l'eau... l'eau est une vitre spéciale, qui tord l'image et la rend paradoxale.
J'ai toujours adoré les reflets.
Et vous ?
Quelque reflet que ce soit, il déforme la réalité. Il l'inverse, la tord ou la rend floue.
J'aime la symbolique du miroir, de l'homme dans le miroir, de l'être qu'on peut voir à travers le miroir. Ce qu'on y voit, ce qu'on y perçoit, ce qu'on en pense
On se voit, on veut se changer ou se chanter des louanges, on...

Devant un miroir... comme devant un écran, on regarde une vérité et on l'interprète comme on le souhaite. Mais ce n'est plus la réalité des autres : c'est notre réalité.
"Se voir dans le miroir et contempler autrui."J'aime la symbolique du reflet de la volonté dans le miroir, du reflet des émotions, des intentions, des interrogations... du reflet des réflexions, de la réflexion du reflet.
C'est le reflet de notre perception, de nos réflexions, de ce qu'on veut y voir mais pas seulement !

Dans une vitre, c'est différent. Soit on voit plus de gens, soit on actualise sa perception du moment. La vitre peut tout envoyer dans tous les sens ou atténuer, estomper, effacer, une image.
La vitre peut refléter son contour comme elle peut refléter le contenu des autres vitres autour. Elle peut refléter tout une foule comme elle peut la dissoudre. La vitre a plus de pouvoir que le miroir. Comme l'eau... l'eau est une vitre spéciale, qui tord l'image et la rend paradoxale.
J'ai toujours adoré les reflets.
Et vous ?
lundi 22 avril 2013
Optimismes #1
Oust, chaleur artificielle : the sun is back !
![]() |
Couleurs, couleurs, couleurs. |
Parler de tout et de n'importe quoi, rire, profiter. Faire une partie de sonnettes, comme des gamins.
Jouer au Time's Up sur la terrasse.
Aller voir un bon film (Oblivion !) au cinéma avec un bon pote, puis rester sur un banc une bonne dizaine de minutes à parler de tout et de rien, au soleil.
Faire du vélo.
Regarder le ciel de plus en plus bleu, les arbres de plus en plus verts.
Se croire en été.
Se gaver de chansons optimistes.
You'll never feel happy, until you try. ♪
Redécouvrir Phænomen, ce livre magnifique.
J'aime.
jeudi 11 avril 2013
Ecrire pour moi

Ecrire pour m'évader durant quelques minutes. Être enfermé et écrire, ne plus penser qu'à ça. Ne faire qu'un avec l'écriture.
Être tout simplement débarrassé du lieu où je suis. Être libre.
Être simplement heureux d'écrire, de sauvegarder ce qui me passe par la tête.
▼ Ecrire parce que c'est un art qui me passionne.Ecrire parce que c'est un moyen magnifique de créer des univers, des bonheurs, des haines parfois, des batailles, des amours.
Tests, aventures, gestes, zestes de mondes incomplets ; détails sur lesquels on s'attarde, détails sur lesquels on aime s'attarder.
“L’écriture c’est le cœur qui éclate en silence.” ▬ Christian Bobin
Et quand on a fini d'écrire, être heureux d'avoir fixé ces rêves, ces trêves, ces envies, que j'ai a créés, quelques minutes, pour m'évader, pour moi.
Ecrire sans faire attention aux autres, sans faire attention aux remarques qui pourraient fuser et qui, parfois, fusent. Je n'écris pas pour eux, j'écris pour moi.
samedi 23 mars 2013
Un lycéen qui marche, à quoi pense-t-il ?
Il marche.
Il sait où il va : au lycée. Destination prévue 5 jours sur 7.
Il se demande où il pourrait aller : loin. Reykjavík, Islande, de préférence.
Il se remémore la liste des cours qu'il va avoir. Latin, Histoire, Anglais, Gestion, Espagnol, SVT.
Il se demande quel jour on est. Il se dit qu'il est con car il vient d'énumérer les cours du vendredi.
Il chante.
I picture something, it's beautiful... it's full of life and it is all blue.
Il pense à sa meilleure amie. Il va la voir dans une minute. Il va lui dire : "Ça va ? Perso, un peu crevé. Et toi ?". Elle va lui répondre "Oui, ça va" de sa voix fluette qu'il adore. Il va la prendre dans ses bras. Il sourit.
Il siffle. Du moins, il tente. Il abandonne.
Il sent son téléphone vibrer. Machinalement, il ouvre sa poche et l'éteint sans le regarder. Il s'en fout.
Il se demande à quoi sert l'éducation qu'on lui donne.
Il récite un vers qui lui vient subitement. Il faudra qu'il l'écrive.
Il veut partir, vraiment. Il se dit qu'on le noterait absent et qu'on lui donnerait une heure de colle.
Il en a marre de marcher vers le lycée.
Il soupire.
Il est arrivé.
- Ça va ? Perso, un peu crevé. Et toi ?
- Oui, ça va.
Ce lycéen, c'est moi.
Il sait où il va : au lycée. Destination prévue 5 jours sur 7.
Il se demande où il pourrait aller : loin. Reykjavík, Islande, de préférence.
Il se remémore la liste des cours qu'il va avoir. Latin, Histoire, Anglais, Gestion, Espagnol, SVT.
Il se demande quel jour on est. Il se dit qu'il est con car il vient d'énumérer les cours du vendredi.
Il chante.
I picture something, it's beautiful... it's full of life and it is all blue.
Il pense à sa meilleure amie. Il va la voir dans une minute. Il va lui dire : "Ça va ? Perso, un peu crevé. Et toi ?". Elle va lui répondre "Oui, ça va" de sa voix fluette qu'il adore. Il va la prendre dans ses bras. Il sourit.
Il siffle. Du moins, il tente. Il abandonne.
Il sent son téléphone vibrer. Machinalement, il ouvre sa poche et l'éteint sans le regarder. Il s'en fout.
Il se demande à quoi sert l'éducation qu'on lui donne.
Il récite un vers qui lui vient subitement. Il faudra qu'il l'écrive.
Il veut partir, vraiment. Il se dit qu'on le noterait absent et qu'on lui donnerait une heure de colle.
Il en a marre de marcher vers le lycée.
Il soupire.
Il est arrivé.
- Ça va ? Perso, un peu crevé. Et toi ?
- Oui, ça va.
Ce lycéen, c'est moi.
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