dimanche 22 février 2015

Finale, S-1 !

Bonjour ! Ce billet pour vous informer qu'il reste précisément une semaine avant la remise à zéro des votes, et donc avant la finale du Grand Prix Printemps 2015 ! C'est donc encore le moment, jusqu'au 1er mars, de lire mes poèmes et de voter pour eux. Je rappelle que, à l'issue de la finale tant attendue, les 7 premiers seront publiés dans Short, la revue de la littérature courte !

Merci donc de jeter un œil à Nous sommes tous les fruits plus ou moins éloignés d'un non-amour passé et 360°, mes deux textes en lice, et de leur apporter le soutien que vous leur jugerez nécessaire !

Je rappelle également que le vote peut s'effectuer facilement pour quiconque possède un compte Facebook ou une adresse e-mail - mais avec Facebook, c'est bien plus rapide (et sécurisé : le FBI ne récupèrera pas vos données, promis juré !).

Voilà, je pense en avoir tout dit. On se retrouve le 1er mars (ou avant si je poste un texte ici avant), voir si je vais en finale ou pas ! Quoiqu'il en puisse être, ç'aura de toute manière été une formidable aventure, et la générosité aura été forte avec une quatre-vingtaine (360°) et une soixante-dizaine (Nous sommes tous les fruits) de votes en deux mois. Ça fait beaucoup et je vous en remercie !

Bonne journée, et merci de partager un maximum ! Un petit tweet ou statut Facebook, ça peut faire son petit effet. À ciao !

samedi 7 février 2015

Lambeaux de verre

À l’aise dans son fauteuil, Smith tenait sa flûte à champagne comme on tient une épée, fièrement et redoutablement. Il battait tout le monde en ingestion de champagne. Il le buvait délicatement, mais sans faire un nombre incalculable de manières, et tout en gardant une dignité maîtrisée, virile et à la fois si raffinée. Cependant, l’évènement suivant le mit en incapacité de le boire ainsi, voire de le boire tout court. Fâcheux, mais réel.

Pour une raison inconnue, le ferry bascula. C’est alors que Smith, qui s’apprêtait à s’humecter les lèvres du nectar sacré – pour un être humain normalement constitué – qu’est le champagne, s’aperçut que sa flûte commençait à se fêler verticalement, comme si un objet au poids considérable – et à la lenteur exagérée, au vu du temps qu’elle mit à se briser en fins lambeaux de verre – l’eût frappée de front. Smith s’écria alors « Mais le verre n’a rien cogné, c’est absurde ! », avant d’amorcer un éclat de rire tout aussi distingué que sa chemise et sa cravate, toutes deux en soie fine. Son valet, pris d’un élan de sympathie, voulut le prévenir, et il aurait fallu qu’il le prévînt quelque peu plus tôt.

Un lambeau de verre humecté de champagne entra dans la digne bouche de Smith, lui raya violemment le palais, avant de ressortir de l’autre côté de son crâne. On vous épargnera le fabuleux voyage à travers la glande pinéale, et l’arrachement d’un bout de cervelle ainsi que son atterrissage poignant dans une plante verte[1].