On m’a spoilé la vie des dizaines de fois
Et je m’apprête à faire la même chose avec toi —
Nothing lasts forever —
Et les amis – les vrais – se comptent sur le bout de tes doigts —
Nothing lasts forever —
Oh, et tu dois accepter :
Le soleil va se gaver de toi dans des millions d’années
Ce que tu as construit
Va n’être
Que suie
Dans le vide systémique —
Nothing lasts forever —
Tes papiers brûleront – Les cerveaux pourriront
Les emoji iront, piégés dans les serveurs,
Griller comme des fleurs
Jetées au barbecue —
Nothing lasts forever —
Tes tranches
De vie – De rire
Seront fumées
Par l'onde astrale —
Nothing lasts forever —
N’aie pas peur, carpe diem, tes mots auront
Peut-être
Une résonnance
Avant de disparaître —
Nothing lasts forever —
Les astres cligneront de l’œil ―
Et ce sera fini ― Et ce sera poussière
Même la poussière rôtira
Alors la belle affaire —
Peace and love, mes frères !
— Nothing lasts forever.
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mardi 2 juin 2015
samedi 3 août 2013
Phases.
Quoi que les gens fassent,
quoi que les gens montrent,
ils sont comme la Lune.
Peu importe la phase de la Lune, peu importent ses conséquences (
La Lune tournera toujours autour de la Terre, quoi que le Soleil daigne en montrer, quoi que la Lune elle-même daigne montrer d'elle.
La Lune sera toujours une sphère rocheuse gravitant autour de notre planète. Sa face cachée restera toujours cachée, sauf pour ceux qui oseraient violer son intimité.
La Lune sera toujours rebelle, elle conduira toujours ses armées-marées.
Elle sera toujours belle.
Qu'elle montre sa plénitude ou un maigre croissant, elle sera toujours aussi pleine à l'intérieur que d'habitude.
Seule son apparence aura changé.
L'apparence ne compte pas tant que ça.
L'apparence attire ; ce qui se situe à l'intérieur fait rester ou fait fuir.
Heureusement parfois,
malheureusement parfois,
nous resterons le même, et ce, toute notre vie. Ou presque... si tant est qu'on change d'orbite. Car, tant qu'on reste en gravitation autour des mêmes choses, nous restons le même, nous influençons toujours autant ces choses et elles nous influencent toujours autant en retour.
Peu importe la phase, donc.
Lunatiquement,
Le personnage lambda.
jeudi 1 août 2013
Promesse et plaintes.
De : Lambda
À : n'importe qui
"Je te promets de n'pas l'aimer".
Ça sonne putain de faux. Comme si on pouvait promettre une chose pareille ! Comme si on pouvait prévoir à l'avance que notre cœur évitera d'aimer telle personne ? C'est impossible.
Et pourtant, je l'ai promis. Certes, un peu à la va-vite, mais enfin ça tient lieu de promesse tout de même ! Et si je ne tenais pas parole, cela vaudrait-il ?
Enfin, ce n'est pas non plus la promesse de ma vie, ça ne va pas me poursuivre indéfiniment, et puis je n'ai pas un âge très avancé non plus !
J'ai lancé cette promesse au détour d'un couloir d'un château dont je ne me rappelle plus tellement le nom, un château assez froid, qui incitait aux promesses, qui incitait à promettre tout un tas de trucs plus solennels les uns que les autres, enfin vous voyez l'ambiance, quoi ?
Comme si tout un tas de pixels devenaient morts, hop, d'un coup.
Des possibilités évincées.
Je lance tous ces mots au hasard, un peu hétéroclitement, en bazar, en souk, en fouillis, parce que d'un coup c'est aussi fouillis que ça dans ma tête.
Hé, l'année prochaine, si je tombais amoureux d'elle dans ces mêmes couloirs qui ont vu ma promesse ?
D'une ironie mordante !
Tiens, elle, j'aurais évidemment dû et pu la câliner bien avant, ou alors ne pas le faire du tout, puis un autre a commencé à la faire rire et je me suis précipité et je suis passé pour le bouffon du seigneur de ce même château.
Hé ! Stop ! Mais je n'ai que quinze ans ! Au diable mes plaintes ! Quinze ans ! Vivez, quand vous avez quinze ans. Et même après, même à seize ans et à dix-sept. Haut les cœurs ! On a encore tant d'histoires à vivre ! Quinze ans ! Que signifient mes plaintes !
Ah, cette envie de se plaindre ! Mais que nos plaintes sonnent faux ! Un patchwork inextricable de kaléidoscopes déformerait moins bien la vérité.
En tout cas, j'ai le droit d'aimer qui je veux.
Ainsi, je te promets de ne pas l'aimer, jusqu'à nouvel ordre.
Volontairement,
À : n'importe qui
"Je te promets de n'pas l'aimer".
Ça sonne putain de faux. Comme si on pouvait promettre une chose pareille ! Comme si on pouvait prévoir à l'avance que notre cœur évitera d'aimer telle personne ? C'est impossible.
Et pourtant, je l'ai promis. Certes, un peu à la va-vite, mais enfin ça tient lieu de promesse tout de même ! Et si je ne tenais pas parole, cela vaudrait-il ?
Enfin, ce n'est pas non plus la promesse de ma vie, ça ne va pas me poursuivre indéfiniment, et puis je n'ai pas un âge très avancé non plus !
J'ai lancé cette promesse au détour d'un couloir d'un château dont je ne me rappelle plus tellement le nom, un château assez froid, qui incitait aux promesses, qui incitait à promettre tout un tas de trucs plus solennels les uns que les autres, enfin vous voyez l'ambiance, quoi ?
Comme si tout un tas de pixels devenaient morts, hop, d'un coup.
Des possibilités évincées.
Je lance tous ces mots au hasard, un peu hétéroclitement, en bazar, en souk, en fouillis, parce que d'un coup c'est aussi fouillis que ça dans ma tête.
Hé, l'année prochaine, si je tombais amoureux d'elle dans ces mêmes couloirs qui ont vu ma promesse ?
D'une ironie mordante !
Tiens, elle, j'aurais évidemment dû et pu la câliner bien avant, ou alors ne pas le faire du tout, puis un autre a commencé à la faire rire et je me suis précipité et je suis passé pour le bouffon du seigneur de ce même château.
Hé ! Stop ! Mais je n'ai que quinze ans ! Au diable mes plaintes ! Quinze ans ! Vivez, quand vous avez quinze ans. Et même après, même à seize ans et à dix-sept. Haut les cœurs ! On a encore tant d'histoires à vivre ! Quinze ans ! Que signifient mes plaintes !
Ah, cette envie de se plaindre ! Mais que nos plaintes sonnent faux ! Un patchwork inextricable de kaléidoscopes déformerait moins bien la vérité.
En tout cas, j'ai le droit d'aimer qui je veux.
Ainsi, je te promets de ne pas l'aimer, jusqu'à nouvel ordre.
Volontairement,
Le personnage lambda.Enfin je n'en sais rien.
dimanche 26 mai 2013
Peur de la mort (ft. Kappa)
- Hey, est-ce que ça vous fait peur, de mourir ?
- Oui ça nous fait peur, Kappa. Ça nous saisit. Quoique...
- Quoique quoi ?
- Tu peux pas comprendre, Kappa. La vie, c'est pas comme l'irréalité. C'est infini, mais plein de frustrations ; plein de temps qu'on aura cru saisir.
- "Du temps qu'on aura cru saisir", ça c'est dans la chanson Des vies, de Jean-Jacques Goldman.
- Oui, Kappa. Très belle chanson.
- On apprend beaucoup dans vos chansons. On apprend votre solitude, on apprend vos vies plates, vos craintes, mais aussi vos espoirs, vos chances et vos revanches.
- On apprend aussi beaucoup dans nos histoires. Sinon, je pense qu'on a peur de mourir, oui. Mais a-t-on peur de la mort ?
- Et puis c'est quoi, la mort ?
- C'est Beau, ce qu'il a dit.
- C'est Triste de mourir sans avoir assez brillé.
- Tu es déjà mort ?
- Non, Kappa. Ici on ne meurt qu'une fois.
- C'est peut-être pour ça que vous en avez peur.
- Certains n'en ont pas peur. Enfin je n'en sais rien.
- Si vous avez qu'une vie, vous avez sûrement l'impression qu'elle est trop courte, trop fragile.
- Toi, tu connais Fauve.
- Ouais. Hé mais attends, on a parlé de la peur de sa propre mort... mais celle des autres, alors ?
- Ah, celle des autres... celle qui saisit encore plus. Celle qui génère les regards gênés, celle dont on ne veut pas avertir tout le monde. Celle qui nous glace, un peu. Celle qui génère des étreintes, ou des incompréhensions.
- Parce qu'on peut ne pas comprendre la tristesse de quelqu'un qui a perdu un membre de sa famille ?
- La connerie humaine est un puits sans fond. Ouais, et puis y'a les "Bah alors ? Ça va pas ?" auxquels on a envie de répondre "Mais ta GUEULE ! Et me dis pas d'arrêter de m'énerver, putain !". Et voilà.
- Toi, t'as peur que quelqu'un que tu aimes meure ?
- Evidemment que j'ai peur ! J'ai jamais connu ça ; peur de l'inconnu. Mais aussi car je connais des gens qui ont vécu ça, et c'est suffisamment triste ! Mais après, on peut avoir peur de tout. Moi, j'ai surtout peur de mourir bêtement. Genre en me recevant une caisse sur la tête, dans la rue, parce que je regardais mon téléphone.
- Donc la mort fait peur.
- En partie. Surtout qu'on doit se jeter follement dans le peu de temps qui nous est imparti...
- Mais parfois, la peur de la séparation est plus forte que la peur de la mort.
- Oui ça nous fait peur, Kappa. Ça nous saisit. Quoique...
- Quoique quoi ?
- Tu peux pas comprendre, Kappa. La vie, c'est pas comme l'irréalité. C'est infini, mais plein de frustrations ; plein de temps qu'on aura cru saisir.
- "Du temps qu'on aura cru saisir", ça c'est dans la chanson Des vies, de Jean-Jacques Goldman.
- Oui, Kappa. Très belle chanson.
- On apprend beaucoup dans vos chansons. On apprend votre solitude, on apprend vos vies plates, vos craintes, mais aussi vos espoirs, vos chances et vos revanches.
- On apprend aussi beaucoup dans nos histoires. Sinon, je pense qu'on a peur de mourir, oui. Mais a-t-on peur de la mort ?
- Et puis c'est quoi, la mort ?
- C'est Beau, ce qu'il a dit.
- C'est Triste de mourir sans avoir assez brillé.
- Tu es déjà mort ?
- Non, Kappa. Ici on ne meurt qu'une fois.
- C'est peut-être pour ça que vous en avez peur.
- Certains n'en ont pas peur. Enfin je n'en sais rien.
- Si vous avez qu'une vie, vous avez sûrement l'impression qu'elle est trop courte, trop fragile.
- Toi, tu connais Fauve.
- Ouais. Hé mais attends, on a parlé de la peur de sa propre mort... mais celle des autres, alors ?
- Ah, celle des autres... celle qui saisit encore plus. Celle qui génère les regards gênés, celle dont on ne veut pas avertir tout le monde. Celle qui nous glace, un peu. Celle qui génère des étreintes, ou des incompréhensions.
- Parce qu'on peut ne pas comprendre la tristesse de quelqu'un qui a perdu un membre de sa famille ?
- La connerie humaine est un puits sans fond. Ouais, et puis y'a les "Bah alors ? Ça va pas ?" auxquels on a envie de répondre "Mais ta GUEULE ! Et me dis pas d'arrêter de m'énerver, putain !". Et voilà.
- Toi, t'as peur que quelqu'un que tu aimes meure ?
- Evidemment que j'ai peur ! J'ai jamais connu ça ; peur de l'inconnu. Mais aussi car je connais des gens qui ont vécu ça, et c'est suffisamment triste ! Mais après, on peut avoir peur de tout. Moi, j'ai surtout peur de mourir bêtement. Genre en me recevant une caisse sur la tête, dans la rue, parce que je regardais mon téléphone.
- Donc la mort fait peur.
- En partie. Surtout qu'on doit se jeter follement dans le peu de temps qui nous est imparti...
![]() |
Ce temps qui file. |
- C'est bien vrai.
- Et la peur d'arrêter de penser, aussi.
mardi 14 mai 2013
Importance.
Moi je pense que tout le monde s'en fout, de l'importance première d'une chose. Après, peut-être ce que je dis est-il sans importance.
![]() |
L'amour de l'acte. - La plus jolie fin du monde |
Le scénario est fixé, à quelques vis (et à quelques vices) près, les personnages ont leur fonction, ils feront ça et ça et ça, Êta tuera le dragon infâme de Tau, parce que c'est comme ça, parce que le dragon est méchant et qu'il a rasé une ville, du coup il faut le tuer (c'était une ville vide). L'importance de ce dragon est évidente : sans méchant, l'ensemble s'écroule, le yin et le yang, tout ça, la mythologie, les délires cosmiques. Êta a une importance sans qu'on ait besoin de le dire, parce que c'est un chat (un copain de Kappa) et qu'il a tué le dragon. Vous ne saviez pas qu'Êta était un chat ? Un chat mignon, de surcroît. Son importance est multipliée, d'un coup. Mais le dragon aussi était mignon. Bah oui, vous l'avez jugé sans le connaître, aussi. Tout ça parce qu'il a rasé une ville vide. Mais du coup il fallait lui ôter la vie. Faudrait savoir. Il est mignon mais méchant parce qu'il a rasé une ville vide. Mais même s'il est mignon, il est mort ! Sauf que vous ne saviez pas qu'il était mignon ni que la ville était vide.
Au fait, vous avez pensé aux autres personnages après la mort du dragon ? Désœuvrés, désemparés, leur but envolé, leurs idéaux accomplis, il ne leur reste plus rien à faire. À part chercher un autre dragon. Et lui faire raser une autre ville vide.
Moi je pense que tout le monde s'en fout.
Enfin je n'en sais rien.
Notablement,
Le personnage lambda.
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