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vendredi 7 mars 2014

Un souvenir existe, en moi, d'un bel été



Comme un parfum de sève qui entête et plaît
Comme un débris de verre qu’on a trop brisé
Comme un souffle de vie toujours instantané
Comme une mélodie qu’on a trop répétée
Un vieux tourne-disque qui ne veut plus tourner
De toute façon le disque était abîmé
On n’aurait entendu que des voix saccadées
Comme un rêve naïf au pays des pensées ;

Un souvenir existe, en moi, d’un bel été ;
J’étais possédé fou, je le crois (une fée !) ;
C’était un temps magique, un peu comme utopié,
(Une fille aux traits longs, cheveux blonds parfumés !)

Cette fille, assemblée par la lumière même,
Est ce temps de douceur où la liberté sème
Des étincelles d’elle à chaque pas qu’on fait,
Des notes de flûte quand, sur un lit, couché,
Nous fermons doucement les yeux, et nous rêvons
Et quand la musique s’arrête, nous prenons
La main de la musicienne, et nous dansons.

Nous retrouverons le disque l’année suivante,
Il sera de nouveau fait pour bien resplendir ;
Arc-en-céleste fée, déterminée à rire,
Libre, joyeuse, jolie, et presque insolente,
Comme la vie enfin, enfin comme la vie ;
Enfin je dis enfin ... ce n’est jamais fini !

Inspiré par : Within Daft Punk

mercredi 26 juin 2013

Applaudissements.

Rythmes réguliers, sonorités répétées, qui coulissent admirablement.

Applaudissements frénétiques.
Son violon à la main,
le musicien
joue avec les notes les plus folles.

Applaudissements cadencés.
Ma tête emplie de ce son, je souris et j'écris.

Applaudissements légers.
La mélodie se fait plus douce
presqu'éteinte
un peu triste.

Applaudissements de fin.
Puis,
contre toute attente,
la musique reprend,
plus vite, plus vive,
ensoleillée.

Applaudissements admiratifs.
Puis
c'est vraiment la fin,
d'un coup, un seul,
subitement,
inopinée.

Applaudissements silencieux.

sous l'influence de notre ami le violon de David Garrett jouant Bach,

jeudi 18 avril 2013

Le personnage lambda chante.


Je chante très souvent. En tant que personnage, ça ferait assez mal vu dans une histoire - ou, du moins, affreusement décalé.
Alors je m'échappe.

Je vais quelque part où personne ne me connaît : un pays que je viens d'inventer, une île perdue dans mes idées, une planète, une lune, une étoile, une galaxie ; mon imaginaire.

Tout est possible ici : je suis un personnage.
Je peux être dans deux endroits à la fois : dans une salle de classe et dans un nuage, en plein milieu du pire des conflits et à la gare de King's Cross. Et je chante.

Écouteurs aux oreilles ou musique à fond sur mon haut-parleur, je suis libre. Parfois, je danse ; je m'inspire alors de MJ, sans grand succès artistique mais un bon résultat : la légèreté.
Les soucis, les lettres affreuses, les mauvaises considérations, les incompréhensions, ... s'étiolent, à chaque pas de danse et à chaque mot chanté.

Chaque fois, la musique entend ma prière : envole-moi, on ira, là-bas, ensemble.

Musicalement,
Le personnage lambda.