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mercredi 27 août 2014

Un détail

— Un détail ! — Quel détail ! — Quel détail ?

Une phrase, un soupir, un mot doux susurré via de durs satellites, qui se fichent pas mal des sentiments qu'en rêve on aime à voir, qui vous fichent la paix et vous demandent alors de bien y réfléchir... car un jour, vous serez un adulte, et le dur satellite vous fichera mieux et se fichera mieux des sentiments rêvés... et vous voudrez alors, comme à l'adolescence, qu'ils soient vérités... trop plonger dans des films, c'est bon pour le moral et ça caresse l'âme, mais certains font mieux : y'a les livres, déjà, et les sacrés baisers qui signent tout un tas de trucs jamais osés.

Et le dur satellite, bien là-haut, vous fiche un de ces regards froids, mais votre cœur est chaud, réchauffé d'un détail...

— Quel détail ? — Quel détail !
Une phrase, un soupir... un mot doux susurré via un dur satellite...

Et ce détail soudain n'en est plus vraiment un... il prend pour lui un sens que d'autres choses avaient, et d'un coup c'est pour nous une réalité.

On sourit, satisfaits, on regarde le ciel et les durs satellites... Un détail ! Quel détail !

jeudi 21 août 2014

Le ciel m'a promis

Le ciel m'a promis Oui je le prétends De cacher, çà oui Ce qui m'est gênant. Danses dans l'été Jeux qu'on dit d'amour Le ciel a juré Vous y serez sourds À moins que je n'ose Tel un insolent Face à notre chose Être honnête et franc Mais pour le moment Le ciel a juré De ces deux amants De ne rien souffler

mercredi 28 mai 2014

Je sais que j'âme, ou que j'âmais.


Je t’âme. Ça veut rien dire pour toi, hein ? Je t’âme. Ça veut tout dire pour moi.

Je t’âme. J’pourrais dire autre chose mais je suis pas très fort pour me convaincre que l’amour c’est dire « je t’aime » sans réfléchir. Alors je dis « je t’âme ».

Je t’âme. Avec les yeux, avec les bras, avec les fuites, avec les lands.
Je t’âme. M’âmes-tu, toi ?

Je t’âme donc. Pleinement, physiquement, mortellement, infiniment.

Âme je t’. Je âme t’. T’ je âme. Je dis des conneries quand j’âme, tiens. À noter.
Ma poésie est déraisonnée, désordonnée.

Je t’âme. Ça veut rien dire pour toi, hein ?
Je t’âme. Ça veut tout dire pour moi.

Je t’âme. J’pourrais dire autre chose mais je suis pas très fort pour me convaincre que l’amour c’est dire « je t’aime » sans réfléchir. Alors je dis « je t’âme ».

Je t’âme. Avec les yeux, avec les bras, avec les fuites, avec les lands.


Je dis « je t’âme ».
Parce que ça a un p’tit accent sympa, un p’tit accent charmant, un chapeau rigolo sur le dessus. Parce que ça montre qu’en amour c’est pas tout l’temps la joie, y’a des hauts et des bas mais que les hauts sont très jolis et à marquer d’un p’tit chapeau sympa.


Je dis « je t’âme », enfin, comme on chante un refrain, à tue-tête ; sachez, petites amoureuses, que je m’y suis plu, oh, peut-être pas vous, petites amoureuses, peut-être fus-je un peu trop fou à votre goût, peut-être trop humain, ou pas assez peut-être ; je ne suis pas assez objectif pour assez bien me définir. Mais je sais que je t’âme, toi, dis, dis pourquoi on ne le ferait pas ; on le fit bien, un jour. Et toi, l'eau, dis, dis que tu nous vis passer à vélo à tes côtés, et qu’on se tenait la main elle et moi. Dis-le un peu pour voir. Voir ce que ça me fait. Oh, j’oubliais, on ne peut pas le voir : c’est censé n’être jamais arrivé. Sûrement me fourvoie-je. Mais je sais que j’âme, ou que j’âmais.



Quelque part début 2013, peut-être en mars.

Modifié le 12 octobre 2013 (ajout de l’avant-dernier mini-paragraphe).
Modifié à nouveau le 22 mai 2014, ajout du dernier mini-paragraphe. Paragraphe où j’en dis peut-être un peu trop sur mes sentiments, mais puisqu’ils sont passés, pourquoi m’en inquiéter ?

(Je ne suis pas forcément d'accord sur certaines tournures de 2013, mais j'ai décidé de les laisser telles quelles. Je vous demanderai juste d'être indulgents avec mon "moi passé", il est so 2013.)

lundi 28 avril 2014

Une histoire de peuple minéral

Quoiqu'on en dise, ces pierres ne nous disent rien.
Elles sont là bien malgré elles, tout compte fait. Vous vous imaginez, vous, être arrachés à la montagne ou à la falaise, et vous retrouver en plein milieu d'un mur, à l'état de brique, ou en plein milieu d'une place, à l'état de pavé ?

Vous vous imaginez, vous, en tant que montagne, en tant que falaise, être découpé, restructuré, réaligné, refaçonné, éparpillé un peu partout dans la ville ?

Vous vous imaginez, vous, ressentir... non, vous ne vous imaginez pas, vous, ressentir... ;
Vous n'avez pas les mêmes réflexes de pensée, les mêmes sentiments de départ. Et pour cause : vous n'êtes pas une montagne, vous n'êtes pas une falaise. Et, probablement, vous n'en serez jamais ; vos atomes iront s'y accrocher, quelques-uns, peut-être, mais vous, vous ne serez jamais la montagne, vous ne serez jamais la falaise. De là à penser comme elles...

Et puis, une autre raison qui fait que vous ne pouvez pas vous imaginer montagne ou falaise, c'est qu'il faudrait déjà que ces bouts de terre pensent, et s'il pensaient, qu'on les comprenne. Il y a du chemin.

Mais vous vous imaginez, vous, être au cœur des cités, entourer les gens de cette manière ? Vraiment, le peuple minéral a bien des avantages qu'il ignore.

dimanche 30 mars 2014

Y croire

J'ai envie de croire que tout est à nouveau possible. L'été, et même l'hiver. Les sentiers, la terre. Avec toi. Je veux tout parcourir à nouveau. Chevaucher mon vélo et voler au-dessus de tout, mais surtout voir tes yeux. Le parc. Tu t'en souviens ? Je m'en souviens. La musique qu'on écoutait. Le bon temps, le soleil qui nous caressait, toujours, et le froid de l'hiver qui ne nous faisait pas peur, jamais. On me dit que ce n'est plus possible. Je veux pourtant y croire.

L'été, et même l'hiver.
Chaque saison en fait. La saison n'y serait bien sûr pour rien, nos coups de téléphone et nos désirs à l'origine de ces derniers seraient des acteurs principaux. Nous aussi. Nous serions les acteurs de nos saisons, et leurs scénaristes. Nous le fûmes déjà un an, pourquoi ne pas ré-expérimenter ce métier-là ? Nous avions un bon salaire, qui plus est. Le meilleur du monde.

Les sentiers, la terre.
Nous roulerions, sur nos vélos, tu sais ? Tu sais que ça manque à mon quotidien ? Je pourrais t'appeler à nouveau et te proposer une balade, mais...

Avec toi.
... ce serait forcément différent, me dis-je. Et j'ai aussi changé. Nous changeons tous, autant que les saisons. Nous n'avons plus les mêmes raisons de vivre, ou du moins je n'en suis plus une pour toi, enfin je dis ça mais je n'en sais rien, je suis dans ce qu'on appelle un flou de ce côté-là.

Je veux tout parcourir à nouveau.
Peut-être que le vent cinglant et les rayons brûlants, l'air doux, les parfums de menthe déposée dans la poche de ta chemisette, et les originales délicieuses images et...

Chevaucher mon vélo et voler au-dessus de tout, mais surtout voir tes yeux.
... ce flou agréable qui t'entoure quand tu vas vite auprès de celle que tu préfères, celle qui t'a fait penser "ça y est", celle qui t'a mis en tête que le bonheur se résumait très facilement. Quand tu es là, qu'elle est là aussi, que tout est là pour te faire passer chaque semaine des jours d'argent mêlé du bleu si océan de ses yeux ...

Le parc.
... peut-être aussi que la verdure louvoyante du parc frais, placée dans le même contexte, redonnera des couleurs à nos liens. Tout ce que j'ai cité précédemment pourrait le faire, si toi aussi voulais le faire.

Tu t'en souviens ?
Dis-moi que tu en rêves, parfois.

Je m'en souviens.
Dis-moi que tu souhaites que j'y songe.

La musique qu'on écoutait.
Et qui faisait écho parmi nos pas sur le sol boisé de nos chambres.

Le bon temps, le soleil qui nous caressait, toujours, et le froid de l'hiver qui ne nous faisait pas peur, jamais.
On était prêts à tout braver, et à tout apprécier, pourvu que nous fussions.

On me dit que ce n'est plus possible.
Que c'est passé. Que ça arrive que s'arrêtent les romances.


Je veux pourtant y croire.
Y crois-je à tort ?