samedi 15 juin 2013

Mon moi passé

Parfois, je croise mon moi passé.
Il est bizarre. Je pense qu'il pense aussi que je suis bizarre.

Parfois, je relis des messages, je relis des poèmes, des mots ; je revis des étreintes, je revis des regards, des piques, des disputes, des rires, des pleurs.

Et mon moi passé est bien différent de mon moi présent. Déjà, ses amis ont changé. Ses habitudes ont évolué. Sa mentalité a évolué. Et puis, même s'il aimait profondément écrire, comme mon moi actuel, ce n'était pas la même chose, les mêmes évènements, qui l'animaient.

J'ai l'impression qu'avant, j'avais besoin d'amour (besoin qui, du haut de mes quinze ans, est purement futile, qu'on se le dise). Mais là j'ai surtout besoin d'amitié ; besoin comblé, soit dit en passant : je suis dans un bon groupe d'amis et, malgré quelques engueulades par-ci par-là, quelques incompréhensions aussi, on a une belle histoire.

Certains sont partis, d'autres se sont ajoutés, des liens ont changé, des liens se sont créés, renouvelés, transformés ; d'autres liens ont complètement disparus, je n'en regrette rien.

Je suis heureux.
Je me pose toujours autant de questions fatalistes, mais j'ai vraiment l'impression d'être moins oppressé par ce qui m'entoure, d'être beaucoup plus décontracté (oh, la belle vie ; sans amour, sans soucis ). Et puis mes questions sont quand même beaucoup plus philosophiquement fatalistes que oppressemment fatalistes, ce qui est un plus.

Et puis mes goûts musicaux ont changé, aussi ! Certes, je suis toujours aussi fan de Jean-Jacques Goldman et de Jason Mraz, cependant je me suis mis à réfléchir sur leurs textes, et j'écoute aussi Fauve, du classique, etc., je ne vais pas tout énumérer non plus, mais je vois bien que j'ai changé.

Parfois je croise mon moi passé et je me demande si j'étais vraiment heureux. Je suppose, mais je suppose également que si j'étais d'un coup téléporté dans le passé, je voudrais à tout prix revenir dans le présent ! Il n'y a plus que le présent qui compte, dorénavant. Et un peu le futur aussi.

En tout cas, j'ai bien changé, et ce n'est pas fini ; j'ai du temps devant moi : je n'ai que quinze ans !

2 commentaires:

  1. C'est vrai que c'est toujours drole de voir combien on a changé!
    Moi j'ai des tonnes de cahier de dessin, scrapbook, ecrit, et jamais je ne les jetterai, tellement c'est bon de se revoir plus jeune!

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    1. C'est bon, mais c'est bizarre de voir qu'on a changé comme ça, tant que ça.

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